le Dimanche 4 Décembre 2022
le Jeudi 13 octobre 2022 12:09 Sports

Lutte : Grenville passe l’Épreuve Fatale avec succès

La lutte professionnelle débarquait pour une première fois à Grenville, le 8 octobre, et le Village a répondu présent au spectacle haut en couleur de l’Épreuve Fatale, présenté par Mathis Myre et la fédération Au Sommet de la Lutte.

« Les fans ont eu du plaisir, juste à voir le visage des enfants à chaque combat, notre début au Québec a été un succès à 100% selon moi », a indiqué l’organisateur de la soirée, Mathis Myre, en indiquant qu’environ 150 billets avaient trouvé preneurs pour ce gala tenu à la Salle communautaire de Grenville.

Initialement, la jeune sensation devait elle-même être du gala en tant que lutteur. Cependant, le franco-ontarien s’est sévèrement blessé à l’épaule droite à l’entrainement et devra se faire opérer d’ici au milieu du mois d’octobre en espérant faire un retour au début de l’année prochaine.

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Ray St-Jean demeure champion

Hors compétition, mais non pas hors du spectacle, Mathis Myre a pris le rôle d’annonceur maison pour la soirée. Il était donc aux premières loges pour voir le champion de sa fédération, le malaimé Ray St-Jean, défendre son titre dans la controverse face à Cecil Nyx, Karl Jepson et Junior Benito.

« Ray St-Jean, de ma vision de promoteur, je le trouve bon, c’est un très bon méchant même, mais en tant que lutteur, ma perception est que c’est un lâche. Il fait tout pour gagner, il triche, mais à un moment donné il va avoir un défi trop gros pour lui et même avec du monde pour l’aider, en trichant, il ne sera pas capable », a prévenu Mathis Myre, dans un contexte où le champion a eu besoin d’une aide supplémentaire et non réglementaire de Kobe Durst, sorti de nulle part, pour aider le champion à l’emporter.

Un show de variétés

Avant l’ultime combat de championnat ‘du Sommet’, huit autres « bagarres » étaient présentées en sous-carte de l’événement, chacune offrant une saveur différente aux spectateurs.

Tout au long de la soirée, il y avait notamment beaucoup de ‘personnages’, un ‘drôle’ de combat où le public a même vu les fesses du lutteur Ryan Donavon, des poids lourds de plus de 300 livres, un combat ‘triple’ féminin, des combats par équipes, un Championnat national du Québec et bien plus encore.

« On avait aussi Stu Grayson, l’ancien lutteur de la All Elite Wrestling (AEW), contre Kobe Durst, et certains ont même dit que c’était l’un des meilleurs combats de l’année », a ajouté Mathis Myre, satisfait de l’ensemble de ce spectacle diversifié d’un peu plus de trois heures.

Il faut parler du ‘Grenville Street Fight’

À travers cette programmation colorée, vers la mi-soirée, le public fut convié à une attraction toute spéciale, soit le ‘Grenville Street Fight’. Un combat sans règle opposant le duo Fear the Beard, au lutteur masqué Green Phantom accompagné de Jason Petitclerc.

Pendant près de dix minutes, autant sur le ring qu’en dehors, cela se frappait parfois à coups de chaises, d’autres fois à coups de poubelles. Une table a même été fracassée au passage. L’action ne manquait pas, et au-delà de la victoire de Fear the Beard, c’est surtout le public qui en est sorti gagnant.

Les détracteurs de la lutte professionnelle critiquent souvent le fait que « c’est arrangé », comme la plupart des formes de divertissement d’ailleurs. Toutefois, c’était sur de vrais blocs LEGO que certains lutteurs ont été projetés lors de ce combat et la douleur qu’ils ont dû ressentir, elle, n’était pas « arrangée ».

Ainsi, pour décrire ce combat, à l’image de la soirée et des réactions de la foule, il ne serait pas exagéré de citer Russell Crowe dans le célèbre film Gladiateur : « N’êtes-vous pas divertis ? ».

Soirée festive… ou presque

Pour démontrer à quel point les spectateurs étaient investis dans le spectacle, dès le début de la soirée, lorsque Mathis Myre a indiqué au micro qu’il aurait 18 ans dans deux jours, ils se sont immédiatement mis à lui chanter à lui chanter « Bonne fête ». Plus tard, à la toute fin de la soirée, le lutteur Macrae Martin a relancé l’initiative et la foule s’est ainsi remise à chanter pour l’annonceur maison.

En tant que promoteur, avec une foule acquise de la sorte, Mathis Myre pouvait dire « mission accomplie ». En revanche, en tant que compétiteur, tout n’était pas tout rose, notamment avec les deux hommes masqués du gala de décembre dernier qui sont revenus faire des siennes.

« Ils auraient pu mettre fin à ma carrière… C’est sûr qu’au prochain spectacle il va se passer quelque chose avec ça… », a conclu Mathis Myre, sous forme d’avertissement, alors qu’après maintenant trois galas, plusieurs alliances et scénarios commencent à se créer Au Sommet de la Lutte.

Pour un bilan photo complet de la soirée, rendez-vous sur la page Facebook du Régional.