le Vendredi 9 Décembre 2022
le Mardi 30 août 2022 12:14 Santé

Une nomination qui fait briller la paramédecine d’ici

Marc-André Périard, directeur des Services d’urgence de Prescott-Russell, a officiellement été sélectionné au conseil d’administration des Chefs paramédicaux du Canada le 8 juin dernier.

« Le but c’est de faire progresser la paramédecine, faire du lobbying, aller chercher des subventions qui feront avancer la profession […]. Cela va nous donner l’opportunité de voir les différents systèmes à travers le pays, voir ce qui est bon et moins bon, pour voir ce qu’on pourrait amener dans les services qu’on a ici », raconte Marc-André Périard, questionné à savoir à quoi consiste ce nouveau rôle.

Son nouveau rôle, il viendra s’ajouter à celui qu’il a déjà au sein du conseil d’administration de l’Ontario Association of Paramedic Chiefs (OAPC) et bien sûr celui de directeur des Services d’urgence de Prescott-Russell. Il ne faut pas non plus penser qu’il est arrivé là où il est aujourd’hui du jour au lendemain, car les rôles qu’il occupe au niveau régional, provincial et maintenant fédéral sont le fruit de plus de 30 ans de métier.

Gravir les échelons

Originaire d’Orléans, Marc-André Périard a d’abord étudié les soins paramédicaux primaires au Collège algonquin de 1989 à 1990. Une fois sorti des bancs d’école, il fera ses premiers pas dans le milieu en 1990, pour le Service de Rockland-Orléans. Un poste qu’il occupera pendant dix ans, dont quelques-uns en étant aussi président syndical.

« J’ai suivi plusieurs formations, mais ça, c’est aussi quelque chose qui m’a vraiment aidé pour la suite », affirme-t-il.

Plus tard, en 1999, il obtiendra sa formation en soins avancés à la  Michener Institute of Education (Ottawa) et se joindra au Service paramédical de cette même ville quelques années plus tard, soit en 2001.

Après trois ans dans la capitale canadienne, il déménagera finalement à Limoges en 2004, pour se joindre au Service paramédical de Prescott-Russell. Cette fois, il y sera pour rester. Au cours des 18 dernières années, celui qui réside aujourd’hui à Embrun sera notamment superviseur, chef adjoint et maintenant directeur des Services d’urgence.

Des conditions pour réussir

Même si son curriculum vitæ parle de lui-même, l’une des choses sur laquelle Marc-André Périard met le plus d’accent, c’est que les gens avec qui il travaille à Prescott-Russell sont aussi ceux qui lui permettent de s’impliquer autant.

« C’est le fun d’avoir le support du conseil, mais aussi de mon directeur général, Stéphane P. Parisien […]. Ce n’est pas non plus tout le monde qui a la structure qu’on a ici, moi j’ai deux chefs adjoints et neuf superviseurs qui peuvent prendre une partie de mes tâches pour me libérer et me permettre de donner un peu de temps aux deux autres  conseils », explique-t-il.

En tout et partout, même si le domaine des soins de santé n’est pas épargné par la pénurie de main-d’œuvre, c’est environ 125 employés qui font partie du Service paramédical de Prescott-Russell. Plus encore, il est aussi le seul service de toute la province ontarienne à être totalement bilingue.

« C’est justement une des choses que j’ai exprimées au conseil du Canada, d’augmenter les ressources en français […]. Je trouve que c’est important, non seulement pour le Québec, mais aussi pour plusieurs gens qui pourraient en bénéficier ailleurs en Ontario, au Manitoba ou dans les Maritimes », témoigne monsieur Périard.

Pour en revenir à son travail dans la région, le bilinguisme ne représente qu’un élément parmi tant d’autres qui le rend fier du service qu’il dirige.

« Je reçois un paquet d’éloges pour ma nomination […] comme quoi nos paramédicaux de première ligne doivent être contents que je les représente, mais je dis toujours : ‘Au contraire, c’est moi qui suis fier de pouvoir parler pour eux’ […]. C’est incroyable ce que font ces gens-là et je suis fier d’eux, autant que je le suis de pouvoir les représenter au niveau du Canada », conclut Marc-André Périard avec reconnaissance.

Pour joindre à cette conclusion, au cours de l’entretien, il n’a d’ailleurs pas manqué de souligner ne pas être le seul à être fier d’eux. À l’appui, un sondage tenu auprès de plus d’un millier de Canadiens a récemment dévoilé que la profession paramédicale était la plus respectée au pays en 2022, devançant au passage les pompiers, les infirmières, les fermiers et les docteurs.