le Lundi 28 novembre 2022
le Jeudi 16 juin 2022 16:32 Sports

La tempête parfaite d’Alex Boileau

Alex Boileau, un défenseur des Hawks de Hawkesbury (U18 AAA), a été sélectionné en 2e ronde (32e au total), par le Storm de Guelph, lors du  repêchage U18 de la Ligue de hockey de l’Ontario (OHL) en mai dernier.

« Pour être honnête, je n’avais pas de grandes attentes, parce que je ne savais pas trop comment le repêchage fonctionnait », raconte l’espoir du Storm qui réside à Wendover depuis deux ans, contacté le 8 juin dernier, soit par pur hasard le jour de son 17e anniversaire.

Ce fut donc une agréable surprise pour le défenseur droitier de 6’4’’ et de plus de 180 livres qui se compare à un mélange de Cale Makar et de Brent Burns, deux défenseurs vedettes se démarquant par leur mobilité et leur vision du jeu.

« C’est une équipe qui est vraiment professionnelle et qui est dans une belle ville universitaire », raconte celui qui veut y aller « une étape à la fois », mais qui aspire tout de même à poursuivre ses études, peu importe où son parcours de hockeyeur le mènera.

Un parcours atypique

Né de deux parents militaires, Alex Boileau a vu le jour en 2005 à Halifax, alors que ses parents travaillaient à la base militaire de cette ville des Maritimes. La famille s’est ensuite dirigée au Québec, avant de finalement atterrir à Wendover, dans le canton d’Alfred et Plantegenet il y a deux ans.

Progressant dans le monde du hockey à travers cela, le défenseur de 17 ans a joué sa dernière saison au Québec en 2019 avec l’Intrépide de Gatineau (U15). En 2020, il a conclu ce parcours U15 en Ontario avec les Voyageurs de la Canadian International Hockey Academy de Rockland.

Après une saison 2021 sans match officiel en raison de la pandémie, le numéro 12 des Hawks de niveau U18 a rattrapé le temps perdu en 2022. Il a donc récolté 7 points en 31 matchs, en plus de profiter d’une expérience de 3 matchs avec les Vikings de Casselman (junior B) et d’un autre avec les Hawks de Hawkesbury (junior A).

C’est d’ailleurs son parcours atypique qui rendait son cas incertain quant au repêchage de la OHL.

« C’est un peu différent pour moi, parce que ça fait deux ans que je suis inscrit en Ontario, je n’étais pas sûr [jusqu’au repêchage], mais je crois que c’était le minimum nécessaire », explique celui qui est devenu le 12e Hawks à se faire repêcher dans la OHL dans les cinq dernières années uniquement.

Le Storm de Guelph

L’équipe qui l’a sélectionné n’est pas n’importe quelle équipe non plus. Le Storm de Guelph a été champion de la OHL en 1998, 2004, 2014 et 2019. À travers les années, certains des meilleurs joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) ont aussi évolué à Guelph, notamment Nick Suzuki, des Canadiens de Montréal ou encore Drew Doughty, des Kings de Los Angeles.

En revanche, même s’il a impressionné la direction du Storm, le grand défenseur se veut très critique envers lui-même quant à sa dernière saison.

« Ce n’était pas ma meilleure et [globalement] on n’a pas connu la saison qu’on aurait voulue, mais on était quand même un bon groupe de joueurs », explique celui qui portait la lettre « A » sur son chandail dès sa première année avec les Hawks.

Malgré tout, sa saison, ses performances à Hawkesbury lui ouvrent maintenant les portes du camp d’entraînement du Storm de Guelph, avec qui il tentera de se tailler un poste à la fin de l’été 2022.

« Ils ont déjà quatre postes de pris à la défense, alors je vais tout faire pour prendre un des quatre autres », raconte-t-il, alors que s’il y a congestion dans l’organigramme défensif de Guelph, il pourra évoluer avec les Centennials de Ayr, une équipe de junior B qui s’est affiliée au Storm l’année dernière.

Une chose est sûre, celui qui a résidé dans les Maritimes, l’ouest du Québec et l’Est ontarien ne sera pas intimidé par une escale supplémentaire dans le sud-ouest de l’Ontario. C’est donc avec cette mentalité qu’Alex Boileau tentera de surfer sur la tempête parfaite qui l’amène maintenant à Guelph où, en septembre prochain, il aura la chance de faire ses preuves pour ainsi officiellement devenir un « Storm ».