le Mercredi 7 Décembre 2022
le Jeudi 24 mars 2022 15:30 Sports

La lutte professionnelle débarque à Brownsburg

Le 9 avril prochain, dans les locaux de la Royal Canadian Legion Branch 71de Brownsburg-Chatham, se tiendra le tout premier gala de la fédération Lutte Laurentides. Une fédération créée en mars dernier qui visera à bâtir une communauté autour de son sport.

« On ne s’est pas lancé là-dedans en se disant qu’on allait faire ‘la palette’, on est juste deux passionnés de lutte du coin qui veulent faire découvrir la lutte au quartier », racontent Guillaume Bellemare et Eric Bonneau, co-fondateurs de Lutte Laurentides, dont l’objectif est de présenter un gala par mois à partir d’avril.

Alors que la lutte québécoise a connu un « âge d’or » dans les années 60-70, le sport semble bénéficier d’un engouement nouveau dans les dernières années. La présence de lutteurs québécois dans la World Wrestling Entertainment (WWE) y est sans doute pour quelque chose, en plus du fait que le public québécois semble enfin avoir fait la paix avec le sport qu’il a tant chéri.

« Dans les années 60, la lutte avait une place presque aussi importante que le hockey. Le public s’est ensuite rendu compte que les combats étaient truqués et ça a provoqué un désintérêt pendant plusieurs années. Maintenant, les gens savent que les lutteurs ne se haïssent pas vraiment, ils viennent pour le spectacle et c’est justement ce qu’on veut offrir, un bon show», explique Guillaume Bellemare.

Toutefois, pour offrir ‘un bon show’, Lutte Laurentides n’a aucunement l’intention de renier avec le riche passé de la lutte québécoise.

« On ne veut pas non plus réinventer la roue, on veut toucher la corde de la nostalgie, avoir un style rétro et aller chercher ce public-là tout en offrant quelque chose de nouveau », explique Eric Bonneau.

La vie après la lutte

Avoir sa propre fédération de lutte a toujours été un rêve pour Guillaume Bellemare. C’est que pendant plus de 15 ans, sous le nom de Buxx Belmar, il fut lutteur lui-même dans divers circuits canadiens et américains, notamment dans les rangs de l’International Wrestling Syndicate (IWS) dont les galas étaient diffusés à RDS. Bref, quand une blessure importante le força à prendre sa retraite, la création de Lutte Laurentides était pour lui la suite logique.

« Après ma retraite, quand je me suis établi à Brownsburg avec ma petite famille, j’ai décidé de finalement me lancer dans le projet. J’ai d’abord appelé Eric, qui a tout de suite accepté de se lancer avec moi. On a ensuite racheté une fédération de lutte (en la renommant), on a signé une entente avec la Légion qui nous fournit leur salle et leur bar et c’est comme ça qu’on a lancé Lutte Laurentides le 7 mars », explique l’ancien lutteur.

« Bâtir une communauté »

L’une des principales motivations de Guillaume Bellemare et d’Eric Bonneau, c’est de se lancer dans un marché qui n’a jamais été exploité, soit celui de Brownsburg-Chatham.

« La proximité joue pour beaucoup, car si tu n’as jamais vu de lutte, tu ne vas pas nécessairement être poussé à aller en voir à Montréal. Là, si tu es à Brownsburg et que tu n’as rien à faire de ton samedi soir, tu peux venir veiller en vivant un showde lutte professionnelle pour seulement 15$ », explique Eric Bonneau, en ajoutant que le spectacle vise autant les amateurs de lutte, que ceux de ‘vidéo niaiseux’ sur YouTube.

Du côté de Guillaume Bellemare, il est conscient que la communauté locale d’amateurs ne se construira pas autour de son sport en une seule soirée, mais est certain qu’éventuellement le résultat sera là.

« Le 9 avril on veut d’abord offrir une bonne soirée aux gens. Ensuite, c’est de bâtir et grandir un peu plus chaque mois parce que le sentiment de communauté va toujours être au cœur de nos galas », indique l’ex-champion du monde de l’IWS.

D’ailleurs, celui qui fut autrefois entraîné par Jacques Rougeau Junior croit que pour bâtir une communauté solide, cela prend plusieurs générations et donc que les plus jeunes sont certainement les bienvenus dans le monde de la lutte.

« Ce qui est bien c’est que depuis quelques années, les lutteurs québécois, comme Kevin Owens ou Sami Zayne, qui atteignent le sommet ont vraiment une belle visibilité. Ce qui permet à plus de jeunes de voir de la lutte et de réaliser que c’est possible de percer dans le milieu », conclut celui qui aimerait éventuellement ouvrir son école de lutte dans la région.

En attendant, la première étape sera le gala du 9 avril. De ce fait, le public qui désirait se procurer des billets pourra le faire en ligne via l’adresse lepointdevente.com/luttelaurentidesou à la porte le soir de l’événement. Avant cela, ceux qui voudront obtenir plus d’information sur cette nouvelle fédération peuvent se rendre sur la page Facebook « Lutte Laurentides » pour découvrir la programmation et ainsi les lutteurs professionnels qui débarqueront à Brownsburg-Chatham cette année.