le Jeudi 8 Décembre 2022
le Vendredi 28 janvier 2022 14:45 Santé

ALPHA, DELTA, OMICRON…OMÉGA : ET QUOI APRÈS?

La saga pandémique que nous vivons depuis deux ans maintenant s’éternise, plafonne et tarde à s’éteindre : dire qu’il y a quelques semaines à peine, les cas de contamination étaient ridiculement bas et frisaient même le zéro dans le cas de certaines municipalités. Qu’est-il donc arrivé? Aujourd’hui, en date du 11 janvier, le Bureau de santé de l’est de l’Ontario confirmait 3211 cas actifs de COVID sur son territoire dont 265 à Hawkesbury même, 153 dans Champlain, 144 dans La Nation, 143 dans Alfred-Plantagenet et 63 dans Hawkesbury-Est. INCROYABLE ! C’est difficile d’identifier un facteur principal sinon OMICRON lui-même; les spécialistes nous avaient pourtant prévenus des risques associés à ce dernier variant, mais nous avons quelque peu joué à la roulette russe et tenté le diable en célébrant ‘librement’ Noël et la Nouvelle année, prétextant l’invincibilité que nous procurait notre vaccination. Dommage qu’il en soit ainsi : adieu Cuba, Cancun et Costa Ricapour cette année encore, sinon pour ces irréductibles snowbirds qui défient toute logique dans les circonstances.

Ce qui nous arrive et les nombreux moments de confinement qui en résultent nous auront par contre permis de nous familiariser avec un alphabet autre que le nôtre : l’alphabet grec : alpha, delta, omicron…Pourquoi donc l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ses experts et scientistes ont-ils décidé d’identifier les divers variants d’une lettre grecque? En fait, c’est là leur troisième forme de dénomination; si vous vous rappelez les tout débuts de la pandémie, on identifiait les variants par un code lettre-chiffre : le variant deltapar exemple était le variant B.1.525; par la suite, un peu sous l’influence de Donald Trump, on les a identifiés par leur pays d’origine : Chine, Brésil, Afrique du sud, …; cette appellation a cependant créé du mécontentement chez les pays en question qui se voyaient culpabilisés de facto et a générédes réactions haineuses, envers les Chinois surtout; par exemple, les communautés vivant dans la région de la forêt Zika en Ouganda ou de la rivière Ebola au Congo se sont senties stigmatisées par l’appellation pour identifier ces épidémies il y a quelques années. On a alors décidé de renommer les variants d’une lettre de l’alphabet grec puisque le grec est une langue très utilisée en sciences pures et sciences de la santé; et il semble que les Grecs, plutôt que de s’en offusquer, se montrent très fiers que leur langue et leur civilisation, vieilles d’environ 3000 ans, soient utilisés pour contribuer à la science moderne. Il semble même que l’étude de la langue grecque dans les écoles de langues suscite beaucoup d’intérêt depuis!

L’alphabet grec compte 24 lettres, d’alphaà oméga; nous en sommes maintenant à omicron, la 15elettre de l’alphabet, donc la 15eforme de variant; puis suivront dans l’ordrepi, rho, sigma, tau, upsilon, phi, chi, psi et oméga. Atteindrons-nous la fin de l’alphabet avant que cette pandémie se soit résorbée et s’éteigne d’elle-même? Serons-nous soumis à une dose de vaccin rappel pour chacun de ces nouveaux variants? Dieu seul le sait! Au Canada, nous sommes privilégiés : nous avons tous les outils personnels, communautaires et sanitaires pour y survivre; le genre humain a déjà survécu à pire! Si, dans quelques dizaines d’années, vous désirez impressionner vos petits-enfants par vos exploits de ‘survie’ pandémiques, vous pourrez leur dire que ‘grand-papa/grand-maman a survécu à la pandémie 2020-2022, le virus SARS-CoV-2 : ça veut dire ‘Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2’ ou ‘coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère’; c’est certain qu’ils seront impressionnés, surtout si vous y ajoutez votre alphabet grec!

Καλημέρα, Ευχαριστώπολύόλοι!  (Bonjour et merci à tous!)