le Jeudi 8 Décembre 2022
le Vendredi 19 novembre 2021 12:30 Sports

Saison parfaite pour les Inuk

L’équipe de football juvénile des Inuk de la polyvalente Lavigne a renoué avec le succès le 13 novembre dernier. Ils ont en effet complété une saison parfaite de sept victoires en autant de matchs, couronnée par une écrasante victoire de 42 à 12 en finale régionale face aux Prédateurs de l’école secondaire du Harfang de Ste-Anne-des-Plaines. Cette victoire a été signée devant près de 400 spectateurs au terrain multisports de Lachute.

En raison des mesures sanitaires en vigueur, qui demandent à ce que les joueurs soient entièrement vaccinés pour prendre part à un match de football, la direction du programme de football de la polyvalente Lavigne a décidé que son équipe de classe juvénile allait évoluer cette année dans la division 4 à neuf joueurs, au lieu de 12 comme habituellement. Dans Argenteuil, le taux de vaccination des 12 à 17 ans est le plus faible des Laurentides, à 74,2% en date du 10 novembre, ce qui fait que moins de jeunes pouvaient jouer au football qu’ailleurs dans la région.

«C’est une question de quantité de joueurs, explique Éric Bertrand, entraîneur-chef des Inuk. Avec la Covid-19, il faut que les joueurs soient entièrement vaccinés. Pour le football à neuf, on n’a besoin que de 25 joueurs dans l’alignement. Dans le football à 12, il en aurait fallu au moins 35.»

Les Inuk n’ont cependant jamais semblé gênés par ce changement, inscrivant 175 points en cinq matchs de saison régulière et en en allouant seulement 38 à leurs adversaires.

La finale des Laurentides a été à l’image de la saison des Inuk: ces derniers ont écrasé leurs adversaires. Alexis Desjardins, avec un jeu de passe et course de 55 verges, avait ouvert la marque après moins de deux minutes d’écoulées au cadran.

Félix Gravel en a ajouté avec un autre jeu de passe et course de 54 verges suivi d’un autre touché de la part de Mathys Robbins. Le jeune Gravel a inscrit son deuxième majeur du match sur une course de 20 verges au deuxième quart tandis qu’Olivier Rivet portait la marque à 36-0 sur une course de cinq verges à la mi-temps.

La deuxième demie a été plus tranquille pour les favoris de la foule alors que les Prédateurs ont trimé dur pour inscrire leurs 14 points du match. Félix Gravel, qui a été la grande vedette de la rencontre pour les Inuk, a inscrit un troisième touché sur un long jeu de 72 verges en toute fin du troisième quart. Luca Dubord a concrétisé la victoire des siens en interceptant une passe des Prédateurs à la porte des buts, sa deuxième interception du match, dans ce qui fut le dernier jeu de la rencontre.

«Pour nous, jouer du football à neuf joueurs, ce n’était pas nouveau puisqu’on avait déjà joué à ce niveau dans la classe cadet. Ce qui fait la différence, c’est le temps de pratique, indique l’entraîneur Éric Bertrand. Quand les jeunes croient en ce que l’on transmet, ça donne le résultat que l’on a aujourd’hui, soit une saison parfaite!»

Il poursuit: «Quand les jeunes croient en ton système et créent une famille, cette famille est indestructible. Ce ne sont pas des individus qui vont faire une différence mais une histoire d’équipe.»

Monsieur Bertrand admet que cette saison a été hors du commun alors que beaucoup d’ajustements ont été apportés par les joueurs et les entraîneurs en raison des mesures sanitaires. «On nous a donné les règles et on s’est dit que l’on allait faire avec elles pour aller chercher les bannières. Les joueurs, les entraîneurs et la direction nous ont suivis là-dedans.»

Des anciens de passage

Parmi les nombreux spectateurs présents, six d’entre eux regardaient le match en se souvenant sans doute de bons souvenirs. En effet, Léo Soucy, Thomas Côté, Nicolas Tessier et Nelson-Salomon Cassab-Sanchez sont des anciens Inuk qui évoluent désormais avec les Voltigeurs de Drummondville, au niveau collégial. Ils étaient accompagnés par deux autres anciens de la polyvalente Lavigne, Xavier Robitaille et Samuel Breton, qui eux, évoluent avec les Griffons du cégep de l’Outaouais. Ils ont reçu une bonne ovation de la foule lorsqu’ils ont été présentés au public à la mi-temps.

«C’est important pour nous d’être ici aujourd’hui, confie Nicolas Tessier. Ils nous ont inculqué la passion du football et on forme encore une famille.»

«Au niveau collégial, c’est un autre niveau et ça demande plus de temps, poursuit Thomas Côté. Mais les Inuk, c’est une famille que tu ne perds jamais dans ton cœur.»

«[Après le cégep], ça me tente d’aller faire un baccalauréat et de continuer à jouer au football, d’aller le plus loin possible, mentionne pour sa part Nelson-Salomon Cassab-Sanchez. Le football, c’est une passion, c’est ma vie!»

«C’est ce que l’on veut transmettre aux jeunes: on veut que le football les garde à l’école et qu’ils obtiennent leur diplôme pour continuer à un autre niveau, explique l’entraîneur Bertrand. Ces anciens joueurs sont des exemples qui donnent des rêves aux joueurs actuels. Ça leur donne le goût de continuer à jouer au cégep.»

Pour Éric Bertrand, le fait que six anciens Inuk aient été recrutés au niveau collégial démontre que le programme de football de la polyvalente en est un de qualité. «Les entraîneurs du collégial nous font confiance, ils savent que nos jeunes sont bien entraînés, qu’ils sont assidus et qu’ils sont très disciplinés dans les pratiques, ce qui se reflète dans les matchs. C’est cette discipline qui fait notre force».

L’équipe d’entraîneurs reprendra le collier dès le retour de la semaine de relâche en prévision de la saison de football cadet ce printemps.