le Lundi 5 Décembre 2022
le Vendredi 5 novembre 2021 8:27 Culture

Fête des morts, fête vivante!

Le 31 octobre dernier, de petits monstres se sont promenés dans les rues de la région pour la traditionnelle collecte de bonbons de l’Halloween. À la salle des Chevaliers de Colomb de Lachute, le Centre pour l’immigration en région (CIR) a tenu sa troisième édition de son festival Día de los Muertos, démontrant que la fête des morts est une fête bien vivante!

Le festival Día de los Muertos est basé sur la tradition mexicaine du même nom, célébrée le 2 novembre et qui rend hommage aux disparus. Très festive malgré qu’elle traite de la mort, cette célébration est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco.

Pour le festival organisé par le CIR à Lachute, celui-ci s’est tenu les 30 et 31 octobre à la salle des Chevaliers de Colomb et le public était invité à participer en installant un autel traditionnel du Jour des morts. Le samedi, plusieurs activités pour les enfants ont eu lieu, allant d’ateliers de décoration de crânes à une murale collective et du bricolage.

Le dimanche, le groupe de musique traditionnelle mexicaine Son Sur Yluna a offert une prestation combinant musique et danses. «C’est de la musique traditionnelle du sud-est du Mexique, avec des influences afro-mexicaines. C’est un mélange de cultures et de traditions», explique monsieur Gabriel Garcia, responsable de l’événement pour le CIR.

Une jongleuse de feu suivie par la traditionnelle parade au son de percussions (qui a dû avoir lieu à l’intérieur en raison de la pluie) ont conclu la journée. Une marionnette géante thématique de la Día de los Muertos, réalisée par l’artiste de Grenville-sur-la-Rouge Irene Robinson, était également présente.

Pour monsieur Garcia, le fait qu’il semble y avoir de plus en plus de personnes qui participent à l’événement au fil des ans est de bon augure.

«De voir des gens qui accrochent à cette fête à tous les ans, on est content du résultat obtenu au cours des trois dernières années, dit-il. C’est un événement qui se marie bien avec l’Halloween, alors c’est peut-être pour ça que les gens accrochent facilement.»

Le Centre pour l’immigration en région, basé dans Argenteuil, a pour mission d’attirer des familles immigrantes dans la région. «Faire connaître différentes cultures, ça fait partie de notre mission, ajoute monsieur Garcia. On est content que la communauté embarque avec nous et que de plus en plus d’artistes participent à nos activités.»

De la pluie pour l’Halloween? Pas grave!

Ailleurs dans Argenteuil, une pluie abondante est tombée sur la région en soirée. Cela n’a cependant pas empêché les jeunes de faire leur traditionnelle tournée de bonbons d’Halloween dans les rues des différentes municipalités.

D’ailleurs, plusieurs d’entre elles avaient tenu des activités pour l’Halloween. À St-André-d’Argenteuil, les pompiers accueillaient les jeunes à la caserne comme chaque année. À Lachute aussi, les pompiers accueillaient les enfants à la caserne. De plus, il y avait également un sentier mystère installé au parc Barron pour donner quelques frayeurs aux visiteurs.

À la caserne de pompiers du secteur St-Philippe de Brownsburg-Chatham, plusieurs jeunes y arrêtaient pour recevoir des bonbons et aussi pour croiser les soldats du feu. Rencontré devant celle-ci, Malik, 10 ans, tenait à passer l’Halloween malgré la pluie. «Je tenais à passer, oui, nous a-t-il dit dans son costume d’arbitre de hockey qu’il a emprunté à son grand frère. Je n’avais pas de costume et j’avais vu ça dans un magazine. J’ai décidé de faire pareil.»

Dans une voiture devant la caserne, William, 9 ans, observait de loin l’action se déroulant devant ses yeux. Il faut dire qu’il est atteint d’un syndrome du spectre de l’autisme et que même s’il aime passer l’Halloween, il reste anxieux en sortant de chez lui.

«Il peut avoir peur des bâtiments, des chiens et de bien des affaires, confirme sa mère Stéphanie. On vient quand même à bout de passer l’Halloween et il tenait à ce que sa tante vienne avec nous car il est habitué de la passer avec elle. Il ne voulait pas passer sans elle!»

L’arrêt à la caserne de pompiers de St-Philippe n’est pas anodin car William adore ceux-ci. L’un d’entre eux est même venu lui porter directement ses friandises à la voiture et piquer un brin de jasette avec lui, ce qui l’a mis quelque peu en extase.

«Il adore les pompiers mais il peut avoir peur des gros camions, indique sa mère. Malgré la pluie, il était prêt à passer l’Halloween!»