le Mardi 29 novembre 2022
le Lundi 24 mai 2021 13:01 Économie

Un grand ménage du printemps!

Comme le disaient (et faisaient…) si bien nos mères et nos grands-mères à une époque où les femmes n’avaient pas encore envahi le marché du travail et se trouvaient encore confinées à un rôle de ‘maîtresse de maison’ (c’était d’ailleurs leur ‘titre officiel’ au moment des recensements nationaux), avril-mai, c’était la période et la tradition du ‘grand ménage du printemps’; alors qu’il y a à peine deux ou trois générations c’était encore la norme, une tradition, ce n’est plus le cas chez les jeunes couples et familles dont les deux partenaires sont maintenant sur le marché du travail : les priorités ont changé, d’autant plus qu’avec l’arrivée du beau temps, on désire en profiter au maximum et s’adonner à des activités extérieures : on  relègue ces tâches ingrates à plus tard, à l’automne peut-être…, ou bien on y va souvent au plus pressant et/ou en engageant des firmes spécialisées pour faire le travail.

Savez-vous d’où vient cette tradition? Il y a quelques générations, les maisons étaient chauffées au bois ou au charbon et après un long hiver de chauffage, les murs (et, en fait, tout ce qui se trouvait à l’intérieur de ces murs) étaient couverts de suie et d’une croute noirâtre, d’où la nécessité à cette époque d’un ‘grand ménage’; les systèmes de chauffage et de ventilation modernes nous évitent ces désagréments et leurs conséquences. Ouf!

En ces temps de pandémie et de confinement, il semble que la tradition ait repris un peu du poil de la bête. Et qui dit ‘grand ménage’ dit aussi ‘grand triage’ : nous possédons beaucoup plus de biens personnels que nos parents et grands-parents : 36 paires de pantalons, 23 paires de souliers, 44 T-shirts, 6 tiroirs pleins d’outils, des armoires de cuisines pleines de gugusses et de bébelles; on possède tant de biens qu’on ne sait plus où les mettre et qu’il faut ajouter des espaces d’entreposage désignés pour laisser ‘dormir’ toutes nos possessions. La simplicité volontaire, c’est bon pour quelques illuminés marginaux! Les modes changent aussi tellement rapidement, gracieuseté de campagnes de marketing si efficaces qu’elles nous obligent presque à consommer plus et encore malgré qu’on ait déjà tout ou presque! Qui dit ‘triage’ dit ‘On fait quoi avec tout ça?’ Au fil des ans et grâce à des campagnes de publicités bien ciblées et efficaces, nous avons appris et mis en pratique les 3R : réduire, réutiliser, recycler; d’ailleurs, certains organismes, publics et privés, sont nés de cette situation  et sont maintenant devenus un service public indispensable : les friperies, les magasins d’occasion, les boutiques rétro; certains sont même devenus des ‘géants’ dans le domaine : on n’a qu’à penser aux chaînes Value Village, ReStore, Éco-Dépôt,… Si vous avez le courage et la patience d’entreprendre cette liquidation de vos surplus vous-même, il y a toujours les options ‘vente de garage’ et ‘KIJIJI’ à envisager, mais toutefois non recommandées en ce temps de pandémie à cause des dangers possibles de transmission. Mais vous ne perdez rien pour attendre : nous sommes en pleine saison ‘des grosses vidanges’ comme on dit dans la région et les bords de route sont remplis de petits trésors pour ceux et celles qui se donnent la peine de faire la tournée et de s’en approprier. Bonne chasse!

Second Glance/Deuxième Regard : une belle option locale!

Il y a quelques semaines, cette petite entreprise locale, qui se spécialise dans la revente de meubles et appareils ménagers usagés, a déménagé ses pénates (et tout son inventaire!) sur la rue McGill dans les anciens locaux de la salle communautaire de l’ex-Église Unie de Hawkesbury. Monsieur et Madame Reasbeck, propriétaires de l’entreprise, ont profité de l’occasion qui s’offrait à eux pour  doubler la superficie de leur salle de montre précédente : ce nouvel espace commercial compte également l’ancienne église elle-même et son sous-sol. Pour cette petite entreprise qu’elle a elle-même fondée et mise sur pied il y a neuf ans et qui avait pignon sur rue au pied du pont sur la rue John, quoi de mieux qu’un nouveau local moderne sur une artère principale de la ville pour fêter ses dix ans en affaires en octobre prochain. Dès la mi-mai, la salle de montre située dans l’ex-église offrira également un choix d’antiquités et d’objets rétro pour satisfaire les recherches d’une clientèle plus ciblée, les touristes de passage par exemple ou les collectionneurs.

Madame Carrière-Reasbeck nous raconte les débuts très modestes de son entreprise alors qu’elle était mère monoparentale, sans emploi et d’une santé fragile; sa situation personnelle précaire lui a fait réaliser qu’il y avait un besoin dans la région d’offrir des équipements de maison (meubles, appareils ménagers) propres, fiables et abordables à des gens qui se trouvaient dans la même situation qu’elle; c’est avec des meubles donnés par sa famille, ses amis et ses contacts qu’elle a pu ouvrir ses portes et donner vie à sa motivation personnelle : aider les gens à petit budget, leur offrir un service courtois, du matériel propre, garanti et livré à domicile. Maintenant, elle achète elle-même des pièces de qualité de vendeurs privés. Ce sont probablement là les raisons de son succès : son mari et elle ne deviendront sûrement jamais millionnaires à faire ce qu’ils font, mais ils gagnent leur vie honorablement et adorent s’occuper des besoins de leur clientèle! « Peut-être cinq ans encore et ce sera peut-être l’heure de la retraite… Mais on verra! J’aime trop ça ici!»  OSER une BONNE IDÉE : c’est la recette du succès. Félicitations Monsieur et Madame: la région a besoin de gens comme vous!