le Samedi 3 Décembre 2022
le Jeudi 10 novembre 2022 15:52 | mis à jour le 12 novembre 2022 10:11 Sports

Valérie Grenier : nouvelle saison, même objectif

Valérie Grenier entame la nouvelle saison avec toujours l'envie d'être parmi les meilleures.

En ski alpin, la saison de Valérie Grenier débutera finalement le 26 novembre prochain, à l’occasion de la Coupe du monde de Killington, aux États-Unis. À l’aube de cette nouvelle saison, la skieuse de L’Orignal a confié garder en tête ses objectifs de la saison précédente.

« Je veux continuer à être constante dans le top15 et même essayer de faire ma place dans le top10top7 […]. C’est certain que je vise le podium, ça fait maintenant plusieurs années que je le dis donc là, j’ai l’impression que ça s’en vient », a-t-elle dit, voulant d’abord se concentrer sur « son ski » plutôt qu’à des « résultats précis ».

Ce début de saison, il devait initialement avoir lieu à Sölden, le 22 octobre dernier, mais a dû être annulé en raison de fortes pluies sur les pistes autrichiennes.

« On l’a trouvé pas mal difficile […], on était tellement prêtes, on avait tellement hâte. C’était le début de la saison alors on avait vraiment le ‘feu’ en dedans de nous, mais en même temps, on ne peut n’y rien faire, alors ça ne vaut pas la peine de se fâcher », a affirmé la skieuse native de Saint-Isidore.

Une fin de saison prometteuse

C’est donc ainsi, dès le mois de novembre que Valérie Grenier tentera de poursuivre son « élan » de fin de saison 2021-2022. Une séquence, où elle est finalement parvenue à trouver la constance qu’elle cherchait depuis son retour d’une terrible blessure à la jambe subie en 2019-2020.

« Ça m’a montré que j’étais finalement ‘back’ à 100% et que j’étais vraiment sur la bonne voie. Ce n’était pas juste un résultat qui est bon, […] j’étais vraiment capable de bien faire à chaque fois », a indiqué celle qui a terminé sa saison au 13e rang du classement mondial, et ce, malgré avoir manqué trois compétitions en raison de blessures aux deux genoux subies juste avant les Jeux.

Retour sur les Jeux

Pour parler de sa participation aux Jeux olympiques de Beijing, en février dernier, l’athlète de 26 ans n’a pas caché avoir été déçue du résultat.

« Malheureusement ça a terminé en DNF (did not finish), parce que mon bras a accroché dans l’avant-dernière gate et que je suis ensuite sortie du parcours […]. Évidemment, ça a vraiment été difficile au début, mais après, on comprend qu’on ne peut pas tout contrôler et c’est que vraiment juste une malchance et pas quelque chose que j’ai mal fait », a indiqué celle qui était aussi des Jeux de PyeongChang en 2018.

Cette compétition crève-cœur, elle aura toutefois servi de motivation à la principale intéressée, lui permettant de connaitre la fin de saison éclatante qu’elle parlait plus tôt. Une saison qui s’est conclue, le 20 mars 2022, dans le top10 de la Coupe de monde de Courchevel, en France, avec une 9e position au slalom géant.

Long retour à la maison

Après cette course, la skieuse bénéficiait d’une pause d’environ un mois où elle a pu « relaxer un peu » et passer du temps avec sa famille en Floride.

À la fin du mois d’avril, elle s’est ensuite dirigée vers Sunshine, en Alberta, pour un premier camp d’entrainement de deux semaines, avant de revenir passer tout l’été à la maison.

« C’était vraiment nice, parce qu’habituellement on recommence d’autres camps assez tôt, mais là notre entraineur voulait nous donner plus de temps […], surtout après une saison pas mal chargée avec des Olympiques », témoigne-t-elle.

Les sports et le ski

Malgré cet été prolongé avec ses proches entre L’Orignal et Hawkesbury, la Franco-ontarienne souligne qu’elle ne s’est pas moins entrainée pour autant, bien au contraire.

« Beaucoup de temps dans le gym, beaucoup de la musculation […], j’ai aussi fait pas mal de cardio, surtout du vélo de route, un peu du vélo de montagne et un tout petit peu de course à pied. En plus des autres formes d’entrainements qui se rapprochent un peu plus du ski », a énuméré celle qui est ensuite retournée en camp d’entrainement, cette fois au Chili, à la fin du mois d’août.

Quand l’on regarde la variété de sport qu’elle a pratiqué durant l’été, liste à laquelle on peut ajouter du wakesurf entre amis, on constate que les capacités sportives de Valérie Grenier sont loin de s’arrêter au ski. De ce fait, selon la principale intéressée, c’est notamment d’être une athlète complète qui lui permet d’être une meilleure skieuse.

« Je crois qu’on peut voir que ça m’a vraiment aidé, parce que j’ai développé tellement de skills venant d’autres sports que j’ai ensuite pu amener à mon ski », a-t-elle témoigné, donnant le crédit à ses parents d’avoir toujours accepté de l’inscrire dans « le plus de sports possibles ».

Un retour à la normale attendu

Au final, au-delà de ses attentes pour la saison sur les pistes, Valérie Grenier sait déjà que ce qui l’attend juste en dehors, sera déjà beaucoup plus agréable que lors de la saison précédente, notamment avec le retour de la foule et donc de ses proches dans les gradins.

« Mes parents et mon chum vont venir me voir au Championnat du monde de France en février, ce qui est encore plus le fun, en sachant que ce n’était pas vraiment possible depuis deux ans », lance-t-elle.

Plus encore, même si ce ne sera pas pour cette saison, l’annonce de la venue d’une Coupe du monde au Mont-Tremblant en décembre 2023 fait déjà rêver la skieuse.

« C’est sûr que ça va être malade, tous mes amis, ma famille vont pouvoir être là », ajoute-t-elle, en spécifiant que cela « fait juste du bien de revenir à la normale ».

En attendant le Mont-Tremblant, c’est toutefois dans les montagnes du Vermont, pour la Coupe du monde de Killington, qu’elle pourra renier avec la foule dont elle s’était tant ennuyée, et ce, dès le 26 novembre prochain.