le Vendredi 9 Décembre 2022
le Vendredi 16 septembre 2022 16:02 Politique

Élections Québec 2022: Karim Elayoubi, de médecin à politicien

Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, a profité de son passage dans Argenteuil le 2 septembre dernier pour présenter sa plateforme santé. Celle-ci a été élaborée notamment par le candidat du parti dans la circonscription, Karim Elayoubi, qui est lui-même un médecin de famille qui a décidé de faire le saut en politique.

Originaire de Chicoutimi, Karim Elayoubi a étudié la médecine notamment à Montréal. Ayant passé deux ans à Amos, en Abitibi, lors de sa résidence en médecine, il s’est lié d’amitié avec un collègue médecin originaire de Ste-Thérèse. Tous deux décident de vouloir pratiquer dans un hôpital de type régional, comme celui de Lachute.

«L’avantage d’un hôpital régional, c’est qu’il y a moins de spécialistes, ce qui nous donne plus d’autonomie tout en étant très ‘challengés’ par les cas, explique le médecin de famille et urgentologue. On s’était rendu compte que l’équipe était très intéressante dans Argenteuil. Les infirmières, les préposés et les autres médecins, on s’entend très bien. C’est une petite communauté ce qui est très intéressant de ce côté-là.»

Un autre aspect intéressant qui l’a attiré dans Argenteuil était le projet de construction d’une nouvelle clinique médicale. L’entrepreneur à la tête du dossier voulait  s’associer avec des médecins pour mener à bien le projet. Monsieur Elayoubi et deux de ses collègues médecins sont ainsi devenus propriétaires du nouveau Centre médical Argenteuil situé tout à côté de l’hôpital lachutois.

La santé au cœur des priorités

Monsieur Elayoubi l’admet: il n’aurait jamais pensé faire un jour de la politique même s’il suivait ce qui se passait dans ce domaine, évidemment au niveau de la santé mais aussi au niveau de l’économie.

«Au départ, je ne voulais que donner des idées mais en discutant avec Éric Duhaime, j’ai décidé de me présenter, indique le candidat. Je ne suis pas un politicien de carrière mais c’est intéressant car on en apprend beaucoup en siégeant sur des comités avec des gens qui ont d’autres compétences.»

Un des premiers enjeux sur lequel il désire travailler sera la rénovation de l’urgence de l’hôpital de Lachute. «Il faut faire une rénovation complète de l’urgence. Il y a du personnel extraordinaire qui travaille là mais dans des locaux…, dit-il en laissant sa phrase en suspens. Le gouvernement avait parlé d’un projet, il y a 7-8 ans, qu’il pourrait y avoir des rénovations mais on en a jamais plus entendu parler.»

Monsieur Elayoubi voudrait aussi améliorer le matériel technique du centre hospitalier, citant en exemple les appareils d’échographie cardiaque afin de pouvoir attirer des cardiologues. «Si on veut attirer des spécialistes de qualité et faire en sorte que les patients ne soient pas obligés de sortir d’Argenteuil pour certains soins, il faut que l’on ait une technologie qui permettra aux spécialistes de travailler.»

Au niveau national, le candidat aimerait un retour des conseils d’administration indépendants dans chacun des hôpitaux, comme cela était le cas avant la réforme de 2015, afin de faire une gestion plus locale des budgets.

Enjeux régionaux

Le candidat conservateur indique ne pas connaître tous les enjeux locaux de la circonscription mais qu’il entendait bien rencontrer tous les maires de la région afin de connaître leurs besoins à ce niveau. Il a cependant quelques idées, notamment au niveau de l’indice de défavorisation des écoles.

«On sait que les écoles dans la région ne sont pas bien cotées. Il faut des mesures très efficaces pour améliorer l’éducation, dit-il. On est un des secteurs les plus défavorisés au Canada avec un des plus importants ratios de ménages sous le seuil de la pauvreté. Il faut des mesures de ce côté-là pour améliorer la cote de défavorisation de nos écoles.»

Dossier qui traîne en longueur, la réfection de l’avenue de la Providence à Lachute. Même si cette rue est au cœur de la municipalité, la responsabilité de son entretien revient au ministère des Transports provincial et cela fait plusieurs années que la Ville de Lachute demande à celui-ci de la refaire.

«C’est inacceptable. Elle en devient dangereuse. Il faut qu’il y ait quelque chose qui soit fait par rapport à ça.»

Le candidat se range derrière la demande du Conseil des préfets et des élus des Laurentides qui voudrait que le bureau régional du MTQ soit entièrement dédié à la région (actuellement, ce bureau régional s’occupe également de la région de Lanaudière).

«Il faut aller vers une décentralisation. C’est bon pour la santé mais c’est bon aussi pour d’autres choses», conclut-il.