le Lundi 5 Décembre 2022
le Lundi 8 mars 2021 17:10 Culture

Rude Mood lance son premier album

La formation musicale argenteuilloise Rude Mood a lancé son premier album il y a quelques semaines de cela. Si la pandémie de Covid-19 a quelque peu bousculé les plans initiaux du groupe, celui-ci est quand même heureux de pouvoir enfin présenter le fruit de leur travail au grand public.

Cet album éponyme de Rude Mood a connu un accouchement difficile non pas en raison de son processus de création mais bien en raison de la pandémie de Covid-19. Devant d’abord être lancé au printemps 2020, ce lancement a été reporté plus tard dans l’année et devait être présenté lors du festival Argenteuil en blues à la fin du mois de septembre. L’annulation de l’événement à quelques jours d’avis a reporté une nouvelle fois le lancement de l’album.

«Ça faisait longtemps que l’on travaillait là-dessus, soit près de deux ans quand on a enregistré la première chanson, raconte Léandre Desrosiers-Ménard, le chanteur du groupe. Mais avec la Covid-19, le lancement a été retardé. Pour moi, c’est loin dans le passé tout ça!»

C’est donc sans tambour ni trompette que le groupe a décidé de rendre l’album disponible au grand public l’automne dernier, sans tenir de réel lancement. Celui-ci est disponible en édition physique à travers les membres du groupe ou en les contactant directement sur la page Facebook du band ou par courriel au rudemoodtheband@gmail.com. Il est aussi disponible en format dématérialisé sur les plateformes iTunes et Spotify de ce monde.

Des reprises aux compositions originales

Formé il y a sept ans, Rude Mood était au départ une formation musicale faisant des reprises de chansons, majoritairement des chansons blues. Outre Léandre Desrosiers-Ménard à la voix, le groupe est composé de Marie-Pierre Tittley à la basse, William Laurin à la batterie et Jessie Laughren à la guitare.

Au fil des ans, la formation a évolué vers un son plus rock et ses membres ont tenté d’écrire des compositions originales. L’album Rude Mood est donc composé entièrement de matériel original.

«Toutes les chansons ont pas mal toutes été faites par les quatre membres ensemble, indique Desrosiers-Ménard. Lorsqu’on compose, on y met chacun notre touche, on travaille tous ensemble. Ce n’est pas toujours évident mais on en vient à bout!»

D’ailleurs, on retrouve à travers cet album cette évolution du groupe que nous avons mentionnée plus haut. «Il y a des chansons que ça fait quatre ou cinq ans qu’elles ont été écrites, indique le chanteur. On voit l’évolution: quand on arrive aux chansons écrites plus récemment, on voit qu’il y a un changement qui s’est fait. Le blues fait toujours partie de nous mais on est plus dans du blues-rock et même plus proche du rock que du blues.»

C’est justement cette transition d’un groupe de reprises à un groupe faisant ses propres compositions qui a permis à Rude Mood de perdurer dans le temps, selon Léandre Desrosiers-Ménard.

«On a commencé comme groupe de reprises qui jouait dans des festivals de blues ou au Bistro à Jojo à Montréal mais à un moment donné, on a réalisé que ça ne nous motivait plus, raconte-t-il. C’est quand on jouait nos chansons originales que l’on trouvait que ça nous menait à un autre niveau. Dans nos spectacles de reprises, on insérait nos propres chansons et la réaction était aussi bonne qu’avec les reprises. On a donc décidé de s’enligner vers ça.»

Et la suite?

Selon Léandre Desrosiers-Ménard, le fait de passer d’un groupe de reprises à un groupe pouvant être la tête d’affiche d’un spectacle s’accompagne de certaines responsabilités importantes. «C’est différent de faire des spectacles de reprises de trois ‘sets’ d’une heure et un spectacle de chansons originales de 45-60 minutes. Ce n’est pas la même ‘game’, explique-t-il. On ne peut pas faire les spectacles de la même façon. Il faut créer des liens avec d’autres groupes émergents pour être en sous-carte.»

En attendant, Rude Mood a vu certaines de ses chansons être jouées dans une station de radio d’Ottawa (Rebel 101,7 FM) mais selon son chanteur, le fait de monter sur scène pour un spectacle manque au groupe puisque cela fait plusieurs mois que ses membres n’ont pu jouer ensemble.

«On est en train de réfléchir à comment on peut se promouvoir. On pense à un concept de vidéoclip d’une de nos chansons pour que l’on puisse faire de quoi pendant la pandémie pour que les gens pensent à nous, dit-il. On a des chansons prêtes à être enregistrées. Il va peut-être y avoir un simple qui va sortir cette année.»

D’ici à ce que l’on puisse le revoir sur une scène, il sera toujours possible de rencontrer Léandre Desrosiers-Ménard à la boucherie familiale de Hawkesbury, lui qui vient de la reprendre.

(Photo par Laura Collins)