le Lundi 5 Décembre 2022
le Lundi 22 août 2022 12:01 Environnement

Une école qui enseigne l’écoresponsabilité

L’École secondaire catholique régionale de Hawkesbury (ESCRH) a dévoilé la plus récente édition de ses jardins pédagogiques le 8 juillet juin dernier. En plus des fruits et légumes frais cultivés dans ses jardins, c’est une véritable culture d’écoresponsabilité qui se cultive à l’ESCRH depuis plus de 20 ans.

« On arrête jamais la sensibilisation […], on essaie de sensibiliser nos élèves pour qu’ils s’impliquent et qu’ils puissent ensuite transmettre les bonnes habitudes », explique Gilles Trahan, enseignant à l’ESCRH qui a fondé le Club environnemental Franc-Vert à son arrivée en 2000.

Un comité qui a fait beaucoup de chemin depuis sa création 22 ans plus tôt.

« Au début, on était un peu un club clandestin. On faisait du recyclage en cachette et on revendait les canettes usagées pour acheter des arbres à l’école […] alors qu’aujourd’hui, on est presque devenu un petit écocentre », relate celui qui est maintenant épaulé de l’enseignante Lally Durocher quant à la gestion des activités du comité Franc-Vert.

Des petits gestes qui font la différence

Le projet de jardins pédagogiques, il a été rendu possible grâce à l’implication de monsieur Trahan, de madame Durocher et leurs élèves, mais aussi de différents partenaires, notamment de la Banque TD qui a offert un financement de 5 000$ pour construire les neuf jardins avec des cèdres de la région.

Même s’il s’agit de l’un des projets d’envergure du comité Franc-Vert, monsieur Trahan spécifie que chaque petit geste compte et c’est pourquoi son école a multiplié les actions de ce genre à travers les années.

« Dans le système de points [de certification Éco-Écoles], chaque action est prise en compte. On a nos jardins, mais aussi un magasin où l’on revend les effets scolaires usagés que nos élèves ne veulent plus, on fait du compost, on recycle le styromousse, le plastique, le bois, les appareils électroniques […], tout pour produire le moins de déchet possible », énumère celui qui enseigne l’éducation physique, la géographie et les sciences.

Une éco-école platine

L’été dernier, l’ESCRH avait reçu la certification « platine », du programme national Éco-Écoles. Bien qu’il s’agit de la plus haute certification qu’il est possible d’avoir à ce domaine, l’école qui compte près de 350 élèves de la 9e à la 12e année ne s’est aucunement « assise sur ses lauriers » depuis.

« Pour atteindre le niveau platine, cela prend 101 points et cette année, on s’oriente vers une récolte de 171 points », indique monsieur Trahan qui croit qu’enseigner l’écoresponsabilité est encore plus important aujourd’hui que lorsqu’il a commencé à le faire en 2000.

Combattre l’écoanxiété

D’ailleurs, si l’enseignement et la sensibilisation en cette matière sont selon lui plus importants que jamais, c’est que la question environnementale et climatique n’a jamais été aussi présente au cœur de notre société.

De ce fait, de plus en plus de gens, dont plusieurs jeunes, développent ce que l’on appelle de l’écoanxiété. Une problématique que l’Office québécois de la langue française définit comme un  « sentiment d’anxiété ou préoccupation ressenti par une personne devant les bouleversements causés par les changements climatiques et l’appréhension de leurs conséquences ».

Pour combattre cela, il est donc essentiel de faire comprendre à un jeune qui en souffre qu’il peut avoir un impact réel sur la situation environnementale et climatique.

« On ne remarque pas toujours nos bonnes actions du quotidien, mais elles peuvent faire la différence et je crois que même ceux qui ne les font pas n’agissent pas pour autant par malveillance, mais bien parce qu’ils n’y ont pas été sensibilisés », analyse Gilles Trahan, dont le comité Fran-Vert a jusqu’à maintenant composté l’équivalent du poids de deux voitures de type Volkswagen Golf GTI.

Comme quoi de légères actions peuvent avoir un lourd impact.