le Dimanche 4 Décembre 2022
le Jeudi 10 février 2022 15:45 Municipal

Vers un réaménagement du centre-ville de Lachute

Le 15 décembre dernier, la Ville de Lachute a annoncé avoir entamé les premières étapes d’un projet à court et moyen terme ne visant rien de moins que le réaménagement de son centre-ville.

« On a tenu une première consultation, le 14 décembre, avec la Chambre de commerce [et d’industrie d’Argenteuil], la Sûreté du Québec (SQ) et les commerçants d’ici et des environs pour inclure tout le monde et leur demander : que voyez-vous comme changements possibles pour la rue Principale? », indique Bernard Bigras-Denis, maire de Lachute depuis novembre 2021, en ajoutant que les entreprises Rues Principales et Vivre en Ville, spécialisées dans l’urbanisme, accompagnent, elles aussi, le projet.

Cette première consultation représentait le commencement d’un projet en sept phases qui pourrait s’échelonner jusqu’à 2024-2025. La première phase étant celle de diagnostic, vision et planification (consultations publiques), la deuxième celle du choix du concept (consultations publiques et un comité consultatif), la troisième celle des plans et devis (comité consultatif), la quatrième celle de la préparation aux travaux et échéanciers (comité consultatif), la cinquième celle des appels d’offres, la sixième celle de la réalisation des travaux, pour finir avec celle de l’évolution, de la rétrospection et d’ajustement (comité consultatif).

Il s’agit d’un projet qui avait été proposé par l’ancienne équipe de la mairie et qui fut retravaillé et officiellement lancée par la nouvelle équipe de Vision Lachute, menée par Bernard Bigras-Denis.

« C’est leur idée et je leur en lève mon chapeau, mais de notre côté on a pris une orientation différente. On veut évidemment réparer pour conserver le patrimoine du centre-ville, mais on veut aussi miser sur l’esthétisme, la mobilité et la sécurité [de là la présence de la SQ dans les consultations puisqu’ils font beaucoup de prévention routière] », souligne-t-il, en déclarant que le projet devait initialement uniquement toucher la rue Principale mais qu’il a été élargi à tout le centre-ville.

Des changements dès cet été

Même si le projet pourrait s’étendre sur plusieurs années, le maire de Lachute souligne que les premiers réaménagements pourraient se faire sentir dès l’été 2022.

« Sans que ce soit encore concret, parmi les choses qui ont été discutées, il y a par exemple l’idée de rétrécir une voie pour créer, de manière sécuritaire, un passage pour les cyclistes, réaménager des stationnements et de nouveaux passages pour les piétons. J’ai vraiment poussé pour faire des tests concrets cet été afin de pouvoir commencer à faire les vrais investissements ensuite », explique-t-il, en misant beaucoup sur l’importance de pouvoir marcher et se promener à vélo en toute sécurité au centre-ville pour les familles lachutoises.

Un mot sur la situation de l’église/bibliothèque

Puisqu’il est question de l’aménagement, de l’urbanisme et du patrimoine du centre-ville de Lachute, il était difficile de ne pas questionner le maire au sujet de l’éléphant qu’il y a au centre-ville, soit le projet de transformation de l’ancienne église en une bibliothèque. Un projet qui célèbre son 10eanniversaire en 2022.

« C’est long en effet, a-t-il dit d’entrée de jeu. Lors de mon arrivée à la mairie, j’ai décidé de prendre moi-même le dossier en main pour l’étudier et le rouvrir dans les six premiers mois de mon mandat et c’est là où on en est en ce moment », confie-t-il.

Bref, tout comme plusieurs citoyens de Lachute, monsieur Bigras-Denis a vu le dossier traîner depuis dix ans et il veut maintenant que les citoyens sachent qu’il a pris les choses en main.

« C’est vraiment mon dossier et c’était très important pour moi de le parrainer. Je regarde actuellement des projets similaires de transformations d’églises à Magog et Joliette pour m’inspirer de ce qui est fait ailleurs au Québec et pouvoir arriver dans six mois et dire aux citoyens ‘c’est ça qu’on va faire’. Le problème, par le passé, c’était qu’à chaque fois où le conseil était rendu là, le projet était mis on hold, parce qu’il trouvait que ça coûtait trop cher », conclut le maire avec assurance et ainsi une pleine confiance que cela ne se produira pas dans six mois.