le Dimanche 4 Décembre 2022
le Jeudi 4 novembre 2021 16:24 Municipal

La facture s’allonge à la mairie

Le 25 octobre dernier, lors de la réunion ordinaire du conseil municipal de Hawkesbury, la directrice générale, Dominique Dussault, a effectué une mise à jour (datée du 19 octobre) du rapport des coûts dépensés par la ville en lien avec les événements du 16 juin 2020, où des plaintes avaient été portées pour non-respect au Code de déontologie municipal. Sans surprise, la facture s’est encore alourdie, s’élevant maintenant à plus d’un demi-million de dollars.

C’est maintenant une somme de 565 494,32$ que les contribuables devront payer pour toute la gestion de crise qu’ont entraîné les événements de juin 2020.

En mai dernier, un premier rapport indiquait que les dépenses se chiffraient à 424 959,38$. Il fallait toutefois s’attendre à ce qu’elles continuent d’augmenter puisque ces chiffres n’incluaient notamment pas encore le rapport M’Garry, finalement paru à la fin du mois de septembre.

C’est donc la somme de 140 534,94$ qui s’est ajoutée de mai à octobre 2021. Pour le dernier rapport uniquement, c’est 58 922,70$ (sans même inclure les frais administratifs de madame M’Garry) qui s’ajoute au bilan. Plus encore, la ville a dépensé 78 252,24$ pour se défendre contre sa propre mairesse, Paula Assaly, qui demandait une ordonnance de sursis et une mise à sceller (sans succès) du premier rapport la visant fait par l’ancien Commissaire à l’intégrité John Saywell. Plus tôt cette année, la ville avait aussi investi un peu plus de 100 000$ pour affronter sa mairesse devant les tribunaux, sans compter le 7500$ dépensé pour que cette dernière reçoive du coaching professionnel. Finalement, c’est aussi 3360$ en frais juridiques qui s’ajoutent, encore une fois liés aux relations de travail.

Frustration générale

Le dépôt du rapport M’Garry, le 27 septembre dernier, aura en quelque sorte conclu cette affaire qui portait de l’ombre au conseil depuis juin 2020. Après le dépôt, la mairesse Assaly avait fortement réagi en opposition aux conclusions de ce dernier. Il avait toutefois été voté, le 13 octobre dernier, que les propos de madame Assaly n’étaient pas représentatifs de la vision du conseil face à l’enquête de Valerie M’Garry.

Avant même la mise à jour du rapport, qui était imminente, la frustration était déjà présente dans le conseil face aux dépenses liées à toute l’affaire. Notamment, le conseiller Robert Lefebvre avait affirmé qu’à cause de cette affaire « l’énergie et l’argent allaient ailleurs que dans le bien de la ville ». Le conseiller Yves Paquette avait aussi fait part de sa déception face à l’incapacité du conseil à « laver son linge sale en famille » et d’en faire ainsi subir les conséquences aux contribuables.

Pour rester positive, à moins d’un revirement de situation majeur, la facture surpassant le demi-million de dollars ne devrait pas s’alourdir davantage. Après toute cette histoire, le conseil à qui il reste une année de mandat, semble enfin unanime sur une chose : il est temps de passer à autre chose.