le Vendredi 9 Décembre 2022
le Mardi 2 novembre 2021 12:15 Municipal

Candidat au district 3 de Brownsburg-Chatham: Louis Quevillon veut faire un 8e mandat

Il y aura un nouveau conseiller municipal dans le district 3 de Brownsburg-Chatham le lendemain du 7 novembre et Louis Quevillon espère que ce sera lui. Il s’agirait pour lui d’un retour en politique municipale après être resté sur les lignes de côté lors du dernier mandat.

Élu une première fois en 1978, Louis Quevillon cumule pas moins de 28 ans d’expérience comme conseiller municipal, d’abord à Brownsburg, puis à Brownsburg-Chatham suite aux fusions du début des années 2000. Il avait été battu en 2017 par une quarantaine de voix par Sylvie Décosse qui ne briguera pas de nouveau mandat.

«J’étais le seul qui ne s’était pas fait planter, dit-il. Pendant quatre ans, je n’ai jamais lâché, j’ai suivi chaque assemblée. Je pense en avoir manqué que deux. J’avais besoin d’informations mais c’était impossible à avoir et ça me tracassait.»

C’est pour cette raison qu’il tente un retour au conseil, arguant qu’il possède non seulement une expérience de gestion municipale mais aussi une expérience de la ville de Brownsburg en tant que tel.

«Ce qui m’a le plus incité à revenir est que, durant la Covid-19, plusieurs municipalités ont aidé les citoyens. À Lachute et dans d’autres villes, ils ont reporté le paiement des taxes et ont même donné un congé d’intérêt. J’en ai fait la suggestion à Brownsburg-Chatham. J’ai fait le test en payant mes taxes un peu en retard: ils ne se sont pas gênés pour me les charger, les intérêts!, affirme le candidat. Pour de l’aide aux citoyens, c’est pas fort!»

Monsieur Quevillon dit avoir aussi travaillé  sur un plan lors de son mandat précédent qui aurait aidé les citoyens plus âgés lors de rénovations de leur résidence, plan qui aurait été abandonné après l’arrivée du nouveau conseil en 2017.

Nouveaux projets

Annoncé en 2018, le projet de la Place des citoyens semble maintenant avoir du plomb dans l’aile avec la hausse de ses coûts estimés de contruction. «Je me suis renseigné. Le premier plan était très bon: ça n’aurait coûté que 7$ par citoyen par année pour avoir un bel équipement, affirme-t-il. Mais avec la Covid-19, c’est rendu bien trop cher. C’est un projet à ré-étudier, un projet que j’appuierais s’il avait de l’allure.»

Selon monsieur Quevillon, Brownsburg-Chatham a besoin d’une salle communautaire dans son centre-ville. Il rappelle une expérience qu’il a vécue en tant que conseiller dans les années 90 alors qu’un incendie avait eu lieu à l’usine de ce qui s’appelait alors CIL, aujourd’hui Orica. «On était tous réunis dans le petit hôtel de ville, avec la Sûreté du Québec, les pompiers, des journalistes… On se pilait sur les pieds!»

S’il est élu, Louis Quevillon aimerait retrouver la responsabilité de la vérification des finances, un rôle qu’il a occupé lors des huit dernières années où il a été conseiller municipal. «Je passais trois heures par samedi à vérifier ça. Je prenais les factures pis je les vérifiais: j’en pognais des belles des fois, comme des factures de restaurant. Ça se réglait et c’était pas long!»

Il indique aussi vouloir s’assurer que l’asphaltage de certaines rues de son secteur soit refait, certains revêtements dateraient même d’il y a près de 40 ans, alors qu’il entamait son tout premier mandat de conseiller. «Il n’y  en a plus beaucoup, cinq ou six, mais il faut les faire, dit-il. Mais j’aimerais connaître l’endettement de la ville, une donnée à laquelle je n’ai plus accès parce que je ne suis plus conseiller.»

Louis Quevillon dit ne pas appuyer l’un ou l’autre candidat à la mairie et qu’il travaillera avec la personne qui sera élue, s’il est lui-même choisi par les électeurs. «J’ai toujours été indépendant. Le monde décidera qui il veut avoir dans le poste de maire. J’ai travaillé avec sept maires différents et avec encore plus de conseillers, je peux travailler avec tout le monde.»