le Mercredi 7 Décembre 2022
le Jeudi 5 août 2021 16:18 Éducation

Une école qui a l’environnement à cœur

C’est en juillet dernier, peu après la fin des classes, que le Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) a fièrement annoncé que l’École secondaire catholique régionale de Hawkesbury (ESCRH) avait obtenu la certification la plus élevée du programme national ÉcoÉcoles, soit la « platine ».

« On était entré dans le programme en 2017, initialement, on avait la certification « argent » grâce aux actions qu’on faisait déjà. En fait, chaque action entre dans un système de points ainsi (selon le nombre de points accumulés) une école peut obtenir la certification « participante », « bronze », « argent », « or » ou « platine », comme nous avons finalement obtenu cette année », explique avec fierté Joey Bédard, directeur de l’ESCRH.

Il faut savoir que l’école qu’il dirige n’a pas atteint les plus hauts standards environnementaux en se croisant les bras. En fait, l’environnement est au cœur de la culture de l’ESCRH depuis maintenant plus de 20 ans.

« Bien qu’on ait joint le programme ÉcoÉcoles en 2017, l’école possède un comité environnement depuis 2000. Une quinzaine d’élèves participent activement à ce dernier qui se rencontre généralement aux trois semaines et qui va chercher plusieurs autres étudiants qui s’impliquent spontanément selon les projets offerts du moment. D’ailleurs, il est actuellement dirigé par deux de nos enseignants, Lally Durocher et Gilles Trahan, qui font un travail colossal que je veux souligner et qui viennent même arroser nos jardins l’été », raconte celui qui est directeur depuis 2018, en parlant des ‘jardins pédagogiques’ entretenus par les élèves durant l’année scolaire et dont le nombre a passé de 2 à 8 cette année.

Chaque geste compte

Que ce soit en faisant du recyclage, du compost, en remettant aux élèves des bouteilles d’eau réutilisables aux couleurs des Kodiaks, en récupérant les effets scolaires usagés, en plantant des arbres ou en créant des jardins, les élèves et le personnel de l’ESCRH ne manquent pas une occasion d’aider la cause environnementale et ce malgré un contexte de pandémie qui ne leur facilite pas la tâche.

« C’est prouvé qu’aller à l’extérieur est excellent pour la santé mentale, on est donc extrêmement fier d’avoir pu s’adapter à la pandémie, d’avoir continué de pousser nos élèves à se questionner et donc d’avoir ainsi pu conserver notre engagement écocitoyen », mentionne monsieur Joey Bédard en précisant que plusieurs élèves ont pu transmettre leurs bonnes habitudes environnementales jusqu’à leur foyer respectif.

Que faire maintenant

Même si l’ESCRH possède maintenant la plus haute certification en matière environnementale, il ne faut pas penser que son comité va réduire ses efforts, bien au contraire.

« En ayant travaillé à différents endroits, nos professeurs amènent chacun un bagage qui leur est propre et peuvent donc se transmettre les idées qui se font ailleurs. Certains ont notamment vu un ‘module environnemental’ joint à un cours de science ou de géographie et ce sont des choses comme cela qu’on aimerait prochainement incorporer à notre école et donc nos cours », conclut le directeur de l’établissement scolaire qui compte bien évidemment conserver sa certification « platine » dans les années à venir.