le Dimanche 4 Décembre 2022
le Jeudi 1 juillet 2021 16:54 Santé

L’APTS continue de manifester à Lachute

Les quelque 180 syndiqués de l’hôpital de Lachute membres de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ont été en grève pendant quatre jours au cours du dernier mois, dont les 21 et 22 juin, alors que s’intensifient les négociations avec le gouvernement. Les membres de l’APTS sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2020.

Les 7, 8, 21 et 22 juin dernier, un mouvement de grève national des membres de ce syndicat a vu ceux-ci descendre dans la rue pour demander au gouvernement du Québec de revenir à la table de négociations. Ce fut le cas à Lachute où plusieurs syndiqués ont manifesté devant l’hôpital lachutois.

L’APTS représente plus d’une centaine de titres d’emplois différents du réseau de la santé, allant du diététiste-nutritionniste au biochimiste en passant par le technologue en radiologie et l’ergothérapeute, entre autres. Ce syndicat compte près de 60 000 membres au Québec, incluant 3800 dans les Laurentides dont 180 à l’hôpital lachutois.

En août de l’an dernier, une première journée de mobilisation avait eu lieu à Lachute. Depuis, la situation ne semble pas avoir évolué aux dires de Chantal Ouellette, trésorière de l’APTS pour la région des Laurentides.

«Il n’y a pas grand-chose qui a évolué, concède-t-elle. Pour l’instant, ça achoppe au niveau des salaires. Le gouvernement dit nous offrir 8% d’augmentation mais dans les faits, ce sont 5%. Les 8%, ça inclut des montants forfaitaires, ce qui est à peu près la seule chose qui a évolué.»

Selon madame Ouellette, le syndicat réclame une augmentation salariale de 12% sur trois ans, afin de récupérer des sommes auxquelles les syndiqués n’ont pas eu accès alors que les dernières augmentations salariales auraient été plus basses que l’augmentation du coût de la vie.

«La Covid-19 a aussi eu un impact: il y a des services qui ont été coupés avec le délestage, explique la trésorière. On a aussi eu beaucoup de membres qui ont quitté ou qui sont partis à la retraite car il y avait beaucoup de temps supplémentaire qui était demandé selon les départements.»

Les quatre journées de grève du mois de juin de l’APTS sont les premières d’une série de dix que le syndicat a en banque. Les autres journées de débrayages pourraient être annoncées pour plus tard cet été si les négociations n’aboutissent toujours pas.

Madame Ouellette n’a cependant pas confiance que les choses se règlent rapidement. «Honnêtement, je ne crois pas, avoue-t-elle. On a toujours confiance et espoir de ne pas se rendre [aux autres jours de grève]. Mais je ne suis pas sur le comité de négociations et on n’a pas eu de nouvelles.»

Soulignons que malgré ces journées de grève, les membres de l’APTS continuent à offrir leurs services lors de celles-ci, quoiqu’à un taux réduit.

Notons que le 26 juin dernier, une nouvelle offre patronale a été déposée. L’APTS la soumettra à un vote de ses membres mais elle leur recommande de rejeter celle-ci.