le Lundi 5 Décembre 2022
le Vendredi 18 juin 2021 16:59 Société

Un nouveau commandant au détachement de la PPO de Hawkesbury

Affable, accueillant et très sympathique, voici trois qualités qui dépeignent précisément le nouveau commandant du détachement de la Police Provinciale de l’Ontario, l’Inspecteur Chris McGillis.

Originaire de Carillon Garden (Canton de Champlain maintenant), le nouveau commandant explique que dès la fin de ses études à l’université en 1992, et lassé d’attendre une réponse positive de la part de l’École de droit, il ne perdit pas de temps et appliqua à l’École de police de l’Ontario où il fut accepté immédiatement.

Motivé par le fait que son père était lui-même policier de carrière et qu’il désirait suivre ses traces, Chris fit son apprentissage au Collège des Policiers, suivi d’un stage à l’académie de police, à Aylmer, Ontario. « Voilà, dit-il, un résumé du début de ma carrière de simple policier ».

Intéressé à perfectionner ses connaissances en techniques policières, le Constable McGillis a occupé plusieurs postes cruciaux à différents niveaux, soit dans la PPO ou bien en stage avec la Gendarmerie Royale du Canada. (GRC).

« Selon moi, de tous les rôles que j’ai occupés à différents stages, le plus valorisant et le meilleur temps que j’ai eu fut lorsque j’ai occupé le poste de maître-chien à l’Unité canine de Hawkesbury, raconte-t-il tout joyeusement. Mais comme toute bonne chose a une fin, tout récemment j’ai été assigné au poste de commandant du détachement de Hawkesbury, rôle dont j’accepte avec une grande fierté.»

« J’ai été très chanceux jusqu’à date d’avoir eu une carrière si diversifiée où j’ai acquis beaucoup d’expérience à de différents niveaux, passant de la sécurité routière, chevauchant même à l’occasion une Harley Davidson, ajoute-t-il, jusqu’à travailler avec mes confrères pour régler diverses investigations à un niveau national contre le crime organisé. »

La vie de policier peut passer d’un extrême à l’autre et il faut savoir s’ajuster en conséquence. Parmi les situations les plus difficiles dont il a dû faire face sont celles où de jeunes enfants sont impliqués, soit dans un accident fatal ou lors d’un enlèvement par exemple.

«Ce sont des moments très déchirants pour tout policier, des moments qui attaquent notre côté humain, mais qui font partie du travail d’un policier, dit-il avec chagrin. Heureusement, maintenant nous avons accès à de l’aide professionnelle si un agent est troublé par un incident critique.»

Évolution des techniques policières

Au fil des ans, le nouveau responsable du poste de Hawkesbury a noté comment le métier de policier a évolué. « Dans mon jeune temps, il y a presque 30 ans déjà, le constable devait écrire tout manuellement, d’une simple contravention à un rapport d’accident, explique-t-il. Maintenant, tous nos véhicules sont équipés de tablettes électroniques (IPad) où l’agent rédige et imprime le constat sur place, et est en mesure de partager l’information immédiatement sur tous nos circuits internes.»

Concernant le port d’arme, celui-ci est d’accord pour que tous les policiers en soient munis d’une. « À mes débuts, j’avais un calibre .38, mais maintenant nous avons tous un pistolet semi-automatique de 9 mm. De plus, nos policiers ont à leur disposition un ‘taser’ (NDLR : un pistolet à impulsions électriques) qui est utilisé selon leur bon jugement et de la situation qui se présente. »

La formation de base du policier, d’une durée d’environ six mois maintenant, a beaucoup évolué. «Aujourd’hui, nos jeunes recrues reçoivent une connaissance approfondie des lois et règlements car ils/elles doivent désormais faire preuve de beaucoup de tact lorsqu’ils/elles sont confrontés à des situations difficiles. En maintes occasions, notre travail se rapproche beaucoup à celui d’un travailleur social », mentionne le commandant.

Selon lui, un corps policier moderne doit être beaucoup plus qu’un simple travail journalier, plus qu’un travail d’intervention: un policier doit être présent dans la communauté et se rapprocher du citoyen.

«Trop souvent, la perception du policier est très négative alors que nous ne sommes que des hommes et des femmes qui sont au service des citoyens et qui les protègent, tout en faisant respecter les lois et règlements. Nous sommes les amis du peuple et non leur ennemi », rappelle le commandant McGillis.

Discutant du problème d’alcool au volant, qui s’est beaucoup amélioré avec toutes les campagnes de publicité, le commandant explique que les patrouilleurs sont maintenant confrontés de plus en plus avec le problème de la drogue au volant.

« Contrairement à l’alcootest qui est utilisé pour détecter le niveau d’alcool dans le sang, aucun instrument n’est disponible à ce stade-ci pour détecter le niveau de drogue affectant un individu, explique-t-il. Par contre, nous comptons sur une équipe d’agents entrainés qui font partie d’un groupe d’Experts en Reconnaissance de Drogue (DRE) et un d’entre eux procédera à un test de sobriété sur le terrain même. »

Au sujet du port de caméras vidéos par les policiers, tous les patrouilleurs du détachement de Hawkesbury en porteront une d’ici la fin de l’année. Le Commandant McGillis voit d’un bon œil l’ajout de cet équipement, autant pour protéger l’intégrité du policier que celle du citoyen, spécialement lors de témoignages à la Cour, dit-il.

Le détachement de Hawkesbury regroupe environ 75 officiers, incluant huit femmes présentement. Chris McGillis ne cache pas que la pandémie exerce une pression additionnelle sur toute l’équipe. « Je suis confiant que les restrictions imposées seront levées bientôt ce qui nous permettra de reprendre une routine au travail plus régulière, dit-il. Même comme commandant, j’adore encore patrouiller nos circuits routiers à l’occasion car malgré mon nouveau statut, je demeure toujours un policier corps et âme, qui aime prendre la route avec un patrouilleur novice et partager mes connaissances. »

« Je suis conscient des responsabilités extrêmes qui pèsent sur mes épaules, mais je suis également convaincu qu’avec toute l’expérience que j’ai acquise au cours de ma carrière de 29 ans, mon équipe et moi-même serons à la hauteur des attentes, et que toute notre région sera toujours sous bonne garde », conclut-il d’un ton assuré.