le Mercredi 7 Décembre 2022
le Jeudi 11 mars 2021 12:20 Covid-19

Les CUPR pourraient-ils retourner au palier rouge?

Le nombre de cas de Covid-19 est reparti vers le haut dans les Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR), une hausse qui a débuté le 16 février, date où le gouvernement ontarien a décidé de faire passer la région du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) au palier d’alerte orange. Parallèlement, la campagne de vaccination dans la région s’accélère.

En date du 10 mars, on comptait 40 cas actifs de la Covid-19 sur le territoire dans les CUPR. Ce nombre était de 26 le 16 février dernier, date à laquelle la région est passée au palier d’alerte orange après avoir été pendant quelques semaines au palier de confinement gris.

Cette hausse s’observe aussi de façon générale ailleurs en Ontario: dans l’ensemble du territoire du BSEO, le nombre de cas actifs est passé de 130 le 16 février dernier à 163 en date du 10 mars. Cette hausse affecte la moyenne mobile sur sept jours du nombre de cas par 100 000 habitants: alors que la région pouvait espérer passer au palier d’alerte jaune pas plus tard que la semaine dernière, on craint désormais que la région ne bascule plutôt du côté du palier rouge dans les prochains jours. Une décision devrait être prise par le ministère de la Santé ontarien ce vendredi.

«Les chiffres du [8 mars] mettent la région du BSEO à la limite du palier orange, confirme le médecin hygiéniste du BSEO, le docteur Paul Roumeliotis. Cependant, ceci s’explique par de nombreux cas qui sont dans des foyers de personnes aînées qui sont en éclosion du côté de Cornwall.»

Dans Prescott-Russell, seule la Place Rideau de Hawkesbury rapporte la présence de la Covid-19 parmi ses résidents mais il s’agit d’un seul cas isolé. À Alexandria, la résidence The Palace Long Term Care est toujours aux prises avec une éclosion depuis le 11 février dernier.

Le docteur Roumeliotis est cependant optimiste. «Je crois que la région va rester stable et que l’on va rester au palier orange, a-t-il lancé aux médias le 8 mars dernier. Les autres indicateurs dans la région sont stables: la positivité et les taux de reproduction sont encore dans les limites du palier orange.»

Par contre, il confirme que ce sont maintenant une quinzaine de cas de variants de la maladie qui ont été détectés sur le territoire du BSEO. Selon lui, il faut majoritairement regarder du côté d’Ottawa pour expliquer comment des gens de la région ont introduit ces variants ici, alors que les personnes atteintes y ont été exposées dans la capitale nationale. On ignore cependant de quelle souche de variant il s’agit.

«L’arrivée des variants et la hausse des cas ne sont pas de bonnes nouvelles, affirme le docteur Roumeliotis. Il faut que l’on continue à respecter étroitement les mesures sanitaires.»

Bonne nouvelle côté vaccin

Du côté de la vaccination, le BSEO se réjouit de l’homologation d’un quatrième vaccin par Santé Canada, celui de Janssen, aussi connu sous le nom de Johnson & Johnson. Ce vaccin ne nécessite qu’une seule dose et serait efficace à 66,9%, une efficacité qui passerait à 85,4% pour les formes graves de la maladie 28 jours après son administration.

Cependant, l’Ontario imite le Québec en augmentant à 16 semaines (4 mois) l’intervalle maximale entre l’administration des deux doses des vaccins Pfizer, Moderna et AstraZeneca.

«Cela va nous permettre de donner une première dose de vaccin plus rapidement au lieu de réserver des doses pour la seconde administration, sauf pour les résidents de maisons de retraite et des foyers de longue durée pour qui l’intervalle reste la même», explique le médecin hygiéniste.

Autre bonne nouvelle: le BSEO annonce qu’il va recevoir entre 4000 et 5000 doses, tous vaccins confondus, au cours de chacune des quatre prochaines semaines. Le docteur Roumeliotis indique que cela va permettre au BSEO de planifier sur une plus longue période la vaccination des diverses clientèles selon l’ordre de priorité établie par le gouvernement.

La vaccination de masse devrait donc débuter sous peu avec les citoyens âgés de plus de 80 ans qui vivent encore dans leur résidence et qui ne reçoivent pas de services à domicile. Le système de prise de rendez-vous devrait être activé le 15 mars prochain. L’élargissement de l’accès à la vaccination devrait s’accélérer d’ici le mois d’avril.