CHUTE-À-BLONDEAU — Des agriculteurs ontarien et québécois se sont mobilisés jeudi dernier à Chute-à-Blondeau pour exprimer leur opposition au corridor d’étude du projet Alto, un tracé envisagé qui soulève de vives inquiétudes dans le milieu agricole.
Réunis de part et d’autre de la frontière provinciale, les producteurs dénoncent les impacts potentiels du projet sur leurs terres. Plusieurs craignent notamment la perte de superficies cultivables, alors que certaines des zones ciblées figurent parmi les plus fertiles de la région.
« On parle ici de terres qui nourrissent nos familles et nos communautés depuis des générations. On ne peut pas se permettre de les perdre sans comprendre exactement ce qui est prévu », a lancé un agriculteur présent lors du rassemblement.
Au-delà des pertes de terres, les manifestants déplorent un manque d’information entourant le projet Alto. Ils estiment ne pas avoir été suffisamment consultés ni informés des impacts réels du corridor d’étude, tant sur le plan environnemental qu’économique.
« On a plus de questions que de réponses. On veut savoir où ça passe, comment ça va affecter nos opérations, et surtout, pourquoi ces terres ont été ciblées », a ajouté une productrice de la région.
Le corridor d’étude du projet Alto vise à analyser différentes options de tracé pour un futur projet d’infrastructure, mais pour les agriculteurs présents, cette étape préliminaire suscite déjà des préoccupations majeures.
Les participants ont réclamé davantage de transparence de la part des promoteurs et des autorités responsables, ainsi qu’une véritable consultation publique avant toute décision finale.
Malgré leurs inquiétudes, les agriculteurs assurent qu’ils entendent poursuivre leurs démarches afin de faire entendre leur voix et protéger leurs terres.
« On n’est pas contre le développement, mais pas à n’importe quel prix », ont-ils conclu.