le Vendredi 3 février 2023
le Vendredi 6 janvier 2023 9:31 | mis à jour le 6 janvier 2023 9:48 Hawkesbury

Que faire avec votre arbre de Noël?

Ottawa, rue Sparks. — Patrick Woodbury, Le Droit
Ottawa, rue Sparks.
Patrick Woodbury, Le Droit
Mise à part la collecte spéciale dédiée aux arbres de Noël, il existe d’autres façons de se départir de son sapin une fois les cadeaux déballés. Que ce soit comme décoration ou en paillage, la vie de cet arbre mort peut être prolongée. Mais pour être encore plus écologique, le sapin en pot serait l’idéal.

À Gatineau, la ville récupère les arbres durant les deux premières semaines complètes de janvier le jour des collectes de matières compostables. Le bois sera recyclé ou valorisé.

Pour sa part, du 3 au 31 janvier 2023, la Ville de Lachute propose à ses citoyens de disposer de leur sapin de Noël à l’écocentre situé au 507 rue Catherine. Notez que les décorations et lumières doivent avoir été retirées du sapin au préalable afin de faciliter le recyclage de l’arbre.

À Ottawa, le même principe s’applique. Les arbres sont soit amenés à l’usine de traitement de matières organiques, soit réduits en paillage pour recouvrir les déchets de la zone de déversement.

Pour donner une deuxième vie aux sapins, il est aussi possible de l’apporter à la Commission de la capitale nationale (CCN) qui les utilisera pour décorer le long du canal Rideau. Du 15 décembre au 25 janvier, les arbres peuvent être déposés au point de dépôt qui se situe dans un stationnement de la promenade Colonel-By, à l’ouest du pont de l’avenue Bronson. La CCN espère récolter 1500 arbres à placer le long de la patinoire et 100 autres pour le Bal de Neige. À la fin de l’hiver, ils sont transformés en paillis et utilisés à travers les parcs de la ville.

 

Il y a aussi le Vanderlaand Barnyard Zoo, à Winchester Springs, qui récupère les sapins pour alimenter ses chèvres et ses moutons. À la fin, il ne reste plus que le tronc!

 

Les options sont diverses dans l’Est ontarien. Les sapins peuvent être apportés aux arénas de Russell et d’Embrun pour être plus tard déchiquetés en copeaux de bois et compostés. À Hawkesbury, les sapins sont récupérés dans une collecte qui n’interfère pas avec les déchets. Ils sont envoyés à des entreprises qui les utilisent comme matière première dans leurs opérations.

 

À Clarence-Rockland, les arbres seront déchiquetés et mélangés aux ordures pour le recouvrement des déchets. La collecte a lieu la semaine du 9 janvier. Idem à Alfred et Plantagenet. La collecte se fait du 26 décembre au 31 janvier soit à la tour d’eau d’Alfred, au garage municipal de Plantagenet, à la caserne des pompiers de Lefaivre ou au centre communautaire de Wendover.

 

Bébé sapin

 

Valérie Leloup a toujours acheté un sapin naturel, coupé, comme plusieurs. En pensant au fait que c’est un arbre mort et que sa réutilisation est assez limitée, elle a décidé de se lancer dans l’entretien d’un sapin en pot.

 

Ces petits arbres de Noël à la hauteur d’environ un mètre sont vivants, donc il apporte tous les bénéfices environnementaux d’un arbre, comme capter le co2. La propriétaire de l’épicerie zéro déchet NU Grocery à Ottawa place son petit arbre sur un tabouret, sur le balcon de son appartement. Elle le laisse dehors tant qu’il ne fait pas trop froid et le taille pour qu’il reste bien charnu et qu’il ne pousse pas seulement en longueur. On estime que ces petits sapins grandissent d’un pied par an. Lorsqu’il est trop grand pour le pot, on peut le mettre dans un plus grand pot ou le planter dans le jardin.

 

Le co-propriétaire des Serres M. Quenneville, Dominic Fortin, suggère de couvrir la base de l’arbre avec une couverture thermique ou en plastique, car le système racinaire peut mourir avec le froid. Il est même opportun de le rentrer à l’intérieur de la maison. L’été, on le laisse en pot dehors. À prendre en note pour l’an prochain!

 

Pour réutiliser soi-même un sapin coupé, on peut le transformer en paillage à l’aide d’une déchiqueteuse. Par contre, étant donné que ce bois est assez acide, il ne peut pas servir pour la culture de n’importe quelle plante. Les bleuets et les hostas, par exemple, adorent l’acidité, mentionne M. Fortin.