le Jeudi 8 Décembre 2022
le Lundi 20 juin 2022 11:47 Culture

Recycl’Art de retour à Hawkesbury

Avec une douzaine d’œuvres, dont près de la moitié étant nouvelles de cette année, c’est dans un vernissage en plein air que le Centre culturel Le Chenail a dévoilé la 7e édition de sa traditionnelle exposition Recycl’Art, le 12 juin dernier à Hawkesbury.

« Faire du ‘recycl’art’ c’est beaucoup de travail. Bien plus qu’une œuvre en matériaux neufs, parce que tu dois trouver tes matériaux, mais aussi les nettoyer, les sabler, les peinturer, les restaurer […], mais au final ça donne quelque chose d’unique et de tellement le fun », raconte Josée St-Jean, une artiste de Gatineau qui dévoilait son œuvre #MeToo.

Josée St-Jean posant avec son œuvre #Metoo

En tout, c’est le travail de huit artistes qui sera présenté sur l’île du Chenail, beau temps mauvais temps, au moins jusqu’au 31 mars prochain. Ces huit artistes, ce sont Daniel Guindon (de Sainte-Anne-de-Prescott), Francine Vernac, Gabriel Lalonde, Roger Brabant, Claude H. Vallée, Richard D. Gagnon, Monique Silviani et Josée St-Jean.

De gauche à droite, Monique Silviani, Claude H. Vallée, Roger Brabant, Richard D. Gagnon et Josée St-Jean, posant devant l’œuvre L’étoffe du pays de Claude H. Vallée

Résister à l’épreuve du temps

Si le nombre d’œuvres total est supérieur au nombre d’œuvres dévoilées en 2022, c’est que certaines œuvres réussissent à résister à l’épreuve du temps, notamment aux grands vents qui frappent parfois l’Île.

L’artiste de Salaberry-de-Valleyfield, Claude H. Vallée, peut en témoigner puisqu’en plus de L’étoffe du pays (2022), ses sculptures Gaïa (2021), ainsi que Capteur d’ombres (2020) sont encore bien présentes aux abords de la rivière des Outaouais. Trois œuvres qui, bien que créées par les mêmes mains, sont bien différentes l’une de l’autre.

« Mon style, c’est un peu de ne pas avoir de style en fait », raconte le principal intéressé avec une touche d’humour.

Recycl’art, recycler l’art

L’exercice du style artistique qu’est le ‘recycl’art’ est de créer une œuvre à l’aide de matériaux recyclés, mais certains artistes n’hésitent pas à aller encore plus loin dans la thématique.

C’est notamment le cas de Roger Brabant, un artiste de Rigaud, qui avait présenté l’œuvre L’envolée à la 6e édition du Recycl’Art de l’année dernière. Un an plus tard, il présente maintenant Pour la vie, une œuvre incluant encore des oiseaux, cette fois des bernaches, présentée sur un socle « recyclé » de l’œuvre de l’année dernière.

Pour la vie, de Richard Brabant

Un Big Bang d’œuvres variées

Il n’y a pas vraiment de thématiques dans l’exposition Recycl’Art, si ce n’est que toutes les œuvres sont faites de matériaux recyclés.

Toutefois, certaines œuvres proviennent d’un appel de projet du Centre d’Art Contemporain de l’Outaouais, qui travaille en collaboration avec le Centre culturel Le Chenail et dont la thématique était le Big Bang.

De ce thème, chaque artiste en a une perception qui lui est propre, l’œuvre #MeToo y est notamment liée parce que le mouvement du même nom a « provoqué un véritable ‘Big Bang’ dans le monde entier ».

Dans un ordre d’idées bien différent, en partant du thème de l’explosion qu’est le Big Bang, le sculpteur montréalais, Richard D. Gagnon, a créé Explosion de joie, une œuvre qui raconte l’état d’âme d’une société qui semble enfin se sortir de la période « bouleversante » qu’a été la pandémie.

Explosion de joie, de Richard D. Gagnon

Bref, avec ou sans thématique, c’est une douzaine d’œuvres bien distinctives qui sont maintenant exposées aux abords de la rivière des Outaouais. Pour toutes les découvrir, le public n’a qu’à se rendre à l’extérieur du Centre culturel Le Chenail, où les œuvres de cette 7e édition de l’exposition Recycl’Art seront présentées jusqu’au 31 mars prochain.

Après cela, certaines sculptures seront peut-être de retour pour la 8e édition de l’année prochaine, à condition (notamment) d’être en mesure de résister aux vents et marées de l’île du Chenail.