le Lundi 28 novembre 2022
le Jeudi 9 Décembre 2021 16:24 Covid-19

La Covid-19 force la fermeture de l’école L’Oasis

Alors que le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides vient de lancer la campagne de vaccination contre la Covid-19 dans les milieux scolaires pour les enfants de 5 à 11 ans, le virus a déjà eu le temps de faire des dégâts: l’école L’Oasis de Lachute a dû être fermée en raison d’une éclosion d’une quarantaine de cas. Parallèlement, si le nombre de nouveaux cas est à la hausse dans les Laurentides, la situation dans les hôpitaux reste sous contrôle.

En date du 9 décembre, on comptait 83 cas actifs de Covid-19 dans la MRC d’Argenteuil, en très grande majorité à Lachute. Il faut dire que ce grand nombre de cas est lié à une éclosion survenue à l’école primaire L’Oasis: au 29 novembre dernier, on y comptait 44 cas de Covid-19, dont 34 parmi les élèves. Ceci représente près de 17% de la population étudiante de l’école, ce qui a incité la direction du Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord (CSSRDN), en collaboration avec le CISSS, de fermer temporairement l’établissement. Depuis le 1er décembre, les élèves suivent leurs cours à distance et, au moment de publier, on ne savait pas quand ils pourraient retourner en classe. Cependant, des parents ont contacté Le Régional suite à la publication de cet article pour indiquer qu’ils avaient reçu l’information que les élèves pourraient retourner en classe le 13 décembre. Cette information n’a pu encore être vérifiée auprès du CSSRDN.

«C’est la deuxième fois cette année que l’on doit fermer une école pour enrayer une éclosion. On l’a fait plus tôt cette année à l’école Ste-Anne de St-Canut, confirme Nadyne Brochu, conseillère en communication au CSSRDN. On a basculé en enseignement à distance le temps que la situation se règle.»

«Cette décision est prise de façon conjointe avec les autorités scolaires, explique le docteur Éric Goyer, directeur de la Santé publique régionale. Dans cette école-ci, on ne semblait pas bien circonscrire l’éclosion. Notre équipe est en soutien à l’équipe scolaire.»

Le docteur Goyer confirme cependant que la situation de l’école L’Oasis devait être réévaluée le 6 décembre et que cette réévaluation permettra de voir si les élèves pourront retourner en classe avant les vacances des fêtes.

Une hausse à mettre en contexte

Dans les Laurentides, la situation semble s’envenimer avec une hausse marquée de nouveaux cas; cependant, cette hausse est à mettre en contexte. «La 4e vague a repris de plus belle depuis la fin octobre. Dans la semaine qui s’est terminée le 4 décembre, ce sont 674 nouveaux cas qui ont été recensés, indique le docteur Goyer. C’est le nombre le plus élevé depuis le début de la 4e vague et 60% de ces cas sont des personnes qui ne sont pas vaccinées. Cependant, la grande majorité de ces personnes non vaccinées sont des enfants de 0 à 11 ans.»

Selon lui, la vaccination des 5 à 11 ans devrait justement permettre de réduire les nouveaux cas: sur les 73 éclosions recensées dans les Laurentides, 41 (56%) avaient justement cours dans des milieux scolaires, incluant celle de l’école L’Oasis.

La vaccination dans les écoles primaires francophones d’Argenteuil a d’ailleurs débuté le 1er décembre avec toutes les écoles situées à l’extérieur de Lachute (Bouchard, St-Philippe, St-André et Dansereau/St-Martin). Quant aux écoles lachutoises, celles-ci devraient se rendre à la clinique de vaccination le 15 décembre. À l’échelle des Laurentides, 29,8% des quelque 48 500 enfants de 5 à 11 ans de la région ont déjà reçu une première dose de vaccin en date du 6 décembre.

Malgré la hausse de cas, le nombre d’hospitalisations demeure relativement bas avec 17 en date du 8 décembre, mais seulement 3 aux soins intensifs. Quant au variant Omicron, aucun cas n’a encore été détecté dans les Laurentides (6 au Québec, toujours en date du 9 décembre).

«On a beaucoup d’inconnus concernant ce nouveau variant, incluant sur sa contagiosité, confirme le docteur Goyer. À l’international, on entend qu’il est plus contagieux. On a peu d’informations sur sa sévérité et encore moins sur l’efficacité vaccinale. Ça emmène un peu d’inquiétude pour les prochains mois. Mais s’il donne des symptômes peu sévères et qu’il répond bien au vaccin, ce sera un soupir de soulagement même s’il est plus contagieux.»