le Dimanche 4 Décembre 2022
le Mardi 2 novembre 2021 16:02 Société

Prescott-Russell donne la parole à ses filles

Le 8 octobre dernier, l’organisme Leadership féminin Prescott-Russell (LFPR) a tenu à donner la parole aux jeunes filles inspirantes de la région dans le cadre de la Journée internationale de la fille qui a lieu le 11 octobre, chaque année, depuis 2012.

Vicki Brisson, fondatrice du Réseau des femmes en agriculture de l’Est ontarien, a donc ouvert le bal en donnant une conférence sous le thème de « Ma voix, l’égalité pour notre avenir ». La jeune femme originaire d’Embrun s’est exprimée sur différents sujets notamment l’importance d’avancer « un pas à la fois », sans avoir peur de prendre des « détours » pour atteindre ses objectifs.

« C’est important d’avoir des plans et de connaitre sa ‘destination’ mais il faut aussi savoir qu’il va y avoir des détours et que l’important est de profiter du processus pour se sortir (grandie) de ces  détours », a-t-elle souligné devant une quarantaine de personnes réunies sur la plateforme Zoom.

Dans cet ordre d’idée, elle a aussi parlé de ce « processus » menant à l’atteinte de rêves possibles mais parfois à l’apparence inatteignable.

« Tu dois d’abord te demander quels sont tes rêves et objectifs. Ensuite, qu’est-ce que tu as déjà fait pour les atteindre et finalement quelle est la prochaine chose que tu peux faire pour t’en approcher davantage », a raconté celle qui possède un baccalauréat en sciences animales en plus d’actuellement compléter sa maîtrise à l’Université de de Guelph.

Parler pour inspirer

Après avoir écouté attentivement les paroles de Vicki Brisson, ce fut au tour de quatre autres jeunes femmes inspirantes de la région de former cette fois un panel de discussion pour partager leurs expériences, notamment sur l’impact que leur voix et leur leadership peuvent avoir dans leur milieu respectif. Audrée Brisson, étudiante de 12e année de l’école catholique d’Embrun, a parlé de son rôle d’élève conseillère et de l’importance de s’impliquer. Chloé Atwood, elle aussi étudiante de 12e année, a ensuite parlé de son implication dans la consultation « Ma voix, mon futur! ». Un projet du LFPR visant à mieux comprendre les enjeux qui touchent les jeunes femmes de la région et dont le rapport final est sorti plus tôt  cette année. Par après, c’est Véronic Doré, étudiante en sciences de la santé à l’Université d’Ottawa, qui a pris la parole pour dénoncer la violence conjugale vécue par les jeunes femmes, en citant sa propre expérience pour ajouter de l’impact à son message.

« Si vous êtes dans une relation abusive, la première chose à faire est de partir, en parler à quelqu’un. Je suis personnellement allée chercher de l’aide et j’ai eu la chance d’avoir le soutien de ma famille et de mes amis », a affirmé celle qui entraîne aussi une équipe féminine de hockey.

Enfin, la jeune humoriste Evelyne Roy-Molgat s’est exprimée sur ce que ça fait d’être dans une vocation (majoritairement) masculine, en dénonçant plusieurs situations notamment de se faire souvent dire qu’elle est « drôle pour une fille ».

Nathalie Ladouceur, co-présidente du comité Leadership jeunesse au féminin, a conclu la réunion Zoom avec les paroles suivantes.

« Une célèbre expression dit que ‘l’avenir appartient à ceux qui luttent’ mais je crois que ‘l’avenir appartient aussi à celles qui luttent’ », a-t-elle cité, en mentionnant que l’avenir appartient évidemment à tous les genres.

Un mois important

Le mois d’octobre est le mois de l’histoire des femmes au Canada, ainsi durant tout ce mois, le LFPR va diffuser des capsules parlant de différents enjeux qui touchent les femmes de la région. La première a été diffusée le 29 septembre, la deuxième le 11 octobre, la troisième le 18 octobre et la quatrième le 25 octobre. Le tout est disponible sur la chaîne YouTube « Leadership féminin Prescott-Russell », sur leur page Facebook du même nom ou sur leur site web.

Par ailleurs, durant tout le mois d’octobre, toute personne qui utilisera le ‘hashtag’ de la Journée internationale de la fille, soit le #LaJifPR, en nommant une femme qui l’inspire, pourra courir la chance de gagner une tuque offerte par l’organisme.