le Jeudi 8 Décembre 2022
le Vendredi 23 avril 2021 12:15 Covid-19

Covid-19: Des mesures plus contraignantes en Ontario

La situation sanitaire ne semble pas s’améliorer en Ontario alors que la province continue à annoncer plus de 4000 nouveaux cas de Covid-19 chaque jour depuis plus d’une semaine. Afin d’enrayer la propagation du virus, le gouvernement de Doug Ford a annoncé de nouvelles mesures sanitaires plus restrictives encore qui comprennent notamment la fermeture des frontières provinciales pour les déplacements non essentiels.

Depuis lundi dernier, seuls les travailleurs et les personnes nécessitant des soins médicaux peuvent entrer en Ontario. Les transports de biens et ceux touchant la garde des enfants sont aussi autorisés. Des barrages routiers sont installés aux points d’entrée de la province pour réguler la circulation, incluant au pied du pont du Long-Sault qui relie Hawkesbury à Grenville, au Québec.

Précédemment, depuis le 17 avril, les policiers de la province ont le droit de demander aux citoyens leur adresse et le motif pour lequel ils ne sont pas à leur domicile. Il s’agit d’une des nombreuses mesures que le gouvernement ontarien a mis en place afin de freiner la propagation du virus. Le décret d’urgence provincial a d’ailleurs été prolongé de deux semaines supplémentaires.

Parmi les autres nouvelles mesures, notons l’interdiction de tous les rassemblements extérieurs sauf pour les membres d’un même ménage, la fermeture des chantiers de construction non essentiels, la réduction de la limite de capacité à 25 pour cent dans tous les commerces de détail et une limite de 10 personnes pour les cérémonies religieuses.

En ce qui a trait aux Ontariens qui voudraient entrer au Québec, la Sûreté du Québec indique qu’elle tiendra des barrages routiers sporadiques à des heures aléatoires, un peu comme cela avait eu lieu au printemps 2020. Cependant, on prévient que des contrôles des véhicules immatriculés en Ontario pourraient avoir lieu même sans barrage, afin de connaître les raisons du voyagement. Les automobilistes ontariens dont le déplacement sera jugé non essentiel seront invités à faire demi-tour.

Stabilisation?

Selon le médecin hygiéniste du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO), le docteur Paul Roumeliotis, la situation ontarienne semble se stabiliser depuis quelques jours. Dans Prescott-Russell, en date du 20 avril, on notait 231 cas actifs de la Covid-19, soit une hausse de seulement 23 cas en une semaine, loin de la moyenne de 50 nouveaux cas hebdomadaires des trois semaines précédentes. On dénote trois nouveaux décès en une semaine pour un total de 45 depuis le début de la pandémie.

«J’espère que l’on va continuer à avoir ce plafonnement et peut-être une diminution car ce sera la seule façon de faire diminuer la courbe», a lancé le docteur Roumeliotis en point de presse lundi dernier.

Les deux tiers des cas positifs dans la région du BSEO seraient causés par des variants, selon le médecin hygiéniste. Ceux-ci augmentent les chances d’une personne malade d’avoir des complications liées à la maladie et de se retrouver aux soins intensifs, prévient-il.

Vaccination accélérée

La vaccination se poursuit dans les CUPR alors que les citoyens de 60 ans et plus peuvent prendre rendez-vous pour se faire vacciner dans les cliniques de vaccination de masse.

Cependant, depuis le 20 avril, les personnes de 40 ans et plus peuvent aussi prendre rendez-vous pour recevoir le vaccin AstraZeneca dans les pharmacies et les installations de soins primaires partout dans la province. La prise de rendez-vous se fait sur le site covid-19.ontario.ca.

«Les données de Santé Canada et l’expérience acquise en Angleterre où on a administré 25 millions de doses d’AstraZeneca démontrent qu’il y a plus de risques à attraper la Covid-19 que de recevoir ce vaccin, affirme le docteur Roumeliotis. Les bienfaits de ce vaccin sont plus élevés que ses risques.»

Le médecin hygiéniste est optimiste quant à l’accélération de la vaccination dans la région avec l’annonce du gouvernement fédéral que Pfizer allait livrer encore plus de doses de son vaccin au pays dans les prochaines semaines. Il prévoit qu’un plus grand nombre de personnes pourront se faire vacciner chaque jour à partir du mois de mai. Selon lui, les six cliniques de vaccination de masse du BSEO peuvent accueillir en tout entre 6000 et 9000 personnes par jour, à condition que les doses de vaccin et le personnel soient disponibles.