le Vendredi 9 Décembre 2022
le Vendredi 5 mars 2021 17:57 Covid-19

Les variants arrivent dans les CUPR

Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) a annoncé que quatre cas de variants de la Covid-19 avaient été détectés dans les Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR) au cours de la dernière semaine. Bien que la situation semble rester stable dans la région, l’arrivée des variants, qui se transmettent plus facilement sans être pour autant plus dangereux, pourraient compliquer la donne ces prochaines semaines.

Dans un communiqué émis le 26 février dernier, le BSEO indique que trois employés de la Fromagerie St-Albert avaient été déclarés positifs à l’un des variants de la Covid-19, sans en préciser la nature. Une quatrième personne résidant sur le territoire du BSEO aurait aussi été déclarée positive à un variant.

À titre de précaution, la fromagerie a annoncé la fermeture de son usine pour quelques jours tandis que le BSEO a indiqué travailler avec la coopérative pour déterminer les prochaines étapes à suivre. Le BSEO a déterminé que l’éclosion ne présente pas de risque au grand public et rassure la population que les aliments produits à la fromagerie sont sûrs et peuvent être consommés.

En date du 1er mars, aucun autre cas n’avait été détecté parmi les employés de la fromagerie mais il restait encore quelques résultats de tests de dépistage à être analysés.

«Les variants sont une menace importante en Ontario et on note de plus en plus de cas de ceux-ci, indique le docteur Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste du BSEO. [L’apparition des variants sur le territoire du BSEO] ne me surprend pas, je m’attendais à ce que ça arrive. Il y a plus de 400 cas dans la province dont certains tout juste à côté de nous, à Ottawa.»

Le docteur Roumeliotis rappelle à la population de continuer à faire attention et à respecter les mesures sanitaires pour éviter la propagation des variants.

Situation relativement stable

En date du 2 mars, on comptait 40 cas actifs de Covid-19 dans les CUPR, une hausse de 15 en une semaine. Ce sont en tout 23 nouveaux cas qui ont été détectés en sept jours, portant le total des CUPR à 1215 cas depuis le début de la pandémie il y a un an. Malgré cette hausse, la région du BSEO reste au palier d’alerte orange.

On ne dénote aucune hospitalisation à l’hôpital de Hawkesbury reliée à la Covid-19 tandis que seule la résidence pour aînés The Palace Long Term Care d’Alexandria est aux prises avec une éclosion mais seulement des employés seraient atteints. Une dizaine de cas actifs auraient été détectés dans les écoles mais jamais plus d’un cas par école.

Aucun nouveau décès ne serait rapporté dans les CUPR lié à la Covid-19.

Vaccination: augmentation du rythme

Quant à la vaccination, 7 274 doses ont été administrées en date du 2 mars. Plus de 3000 doses du vaccin Pfizer-BioNTech ont été reçues par le BSEO lundi dernier et plusieurs milliers de doses du vaccin Moderna sont attendues dès la semaine prochaine.

«La vaccin de Pfizer nous limite dans les endroits où on peut l’administrer en raison de son entreposage. Avec le vaccin Moderna, plus facile à entreposer, on peut aller vacciner des gens à leur domicile, explique le docteur Roumeliotis. Quant au vaccin AstraZeneca, qui a été approuvé par Santé Canada vendredi dernier, il est encore plus facile à transporter.»

Toujours selon le docteur Roumeliotis, le vaccin AstraZeneca, dont l’efficacité de base serait de 62,5% et qui nécessite lui aussi deux doses comme les autres vaccins déjà approuvés, serait encore plus efficace si la seconde dose est administrée beaucoup plus tard. On parlerait alors d’une efficacité de 86%. Par contre, plusieurs pays d’Europe auraient déconseillé ce vaccin pour les personnes de plus de 65 ans.

«On a peu de données concernant les personnes de plus de 65 ans. Ça ne veut pas dire qu’il ne fonctionne pas, seulement que l’on n’a pas assez de données pour le recommander à ce moment-ci, explique-t-il. Ses effets secondaires sont pas mal semblables aux autres vaccins et comme le Canada va en recevoir beaucoup de doses, on devrait pouvoir commencer à vacciner d’autres groupes d’âge.»

Par ailleurs, le vaccin de Johnson & Johnson, autorisé la semaine dernière aux États-Unis, devrait aussi être approuvé ces prochaines semaines au Canada. Celui-ci ne nécessite qu’une seule dose et il serait efficace à 85,9% contre les formes graves de la Covid-19, selon les chiffres communiqués par la Food & Drugs Administration américaine. Son efficacité est cependant évaluée à 66,1% contre les formes modérées.

L’arrivée de ces nouveaux vaccins devrait permettre d’accélérer la vaccination du public au cours des prochaines semaines. Pour l’instant, aucune date n’a été avancée pour l’ouverture des cliniques de vaccination de masse: cela dépendra des quantités et des types de vaccins qui seront reçus ces prochaines semaines.