le Dimanche 5 avril 2026

La municipalité de Champlain venait à peine de compléter il y a quelques années, en partenariat avec la province, d’importants travaux d’infrastructure sur toute la longueur de la rue High à Vankleek Hill (services d’eau et d’égouts, réfection de la rue et des trottoirs) que déjà la rue était ‘attaquée’ quotidiennement par les camions semi-remorques en transit vers la province de Québec ou vers l’autoroute Transcanadienne (401), le sud de l’Ontario ou les États-Unis, ainsi que par quelques milliers d’automobiles. Plusieurs ne se doutent pas qu’à l’intersection sud-est des feux de circulation coin High et Main, se trouve un édifice qui a beaucoup d’histoire, mais qui passe souvent inaperçu: l’ancien hôtel-taverne Dominion.

Nul doute que si cet édifice avait conservé encore aujourd’hui sa vocation originale, il aurait été envahi par le fameux ‘CONVOI’, ‘pour la liberté’,diront les uns, ‘de la  honte’ répliqueront les autres lors de son bref passage dans la localité! Heureusement pour nous, ces camionneurs, accompagnateurs de tous genres et de toutes dénominations ainsi que leurs apôtres ont jeté leur dévolu sur la halte-routière Herb’s Travel Plaza à l’intersection des autoroutes 417 et 34; quelques protestataires égarés ont cependant été aperçus ailleurs dans la municipalité de Champlain et la ville de Hawkesbury, mais leurs incitations à partager ‘la cause’ était plus ou moins ignorée et inaperçue.

Gracieuseté de Samme Putzel, la propriétaire actuelle de l’édifice en question, et des archives du Musée de Vankleek Hill, voici l’historique de cette bâtisse massive de trois étages, bien assise sur une butte (‘the hill’) et dominante sur le village environnant. Un premier édifice avait déjà été construit sur le site, le Vankleek House, mais avait été détruit par un incendie majeur qui dévasta le village au milieu des années 1850; reconstruit par son propriétaire, un monsieur Johnson, c’est cet édifice, bien enraciné au coin des rues High et Main encore aujourd’hui, qui deviendra jusqu’en 1908 l’hôtel-taverne Dominion, après avoir changé de mains à quelques reprises entretemps. Malgré la prohibition et des lois de tempérance et d’abstinence en vigueur dans les années 1840, on peut facilement imaginer les hommes et jeunes hommes du village se rassembler sur l’immense galerie du deuxième étage après une dure journée de labeur, une bonne Carling ou une Dow froide entre les mains, scrutant d’un regard attentif les calèches,  les diligences et les chevaux qui viendraient s’y stationner, sans compter les belles demoiselles qui feraient escale à l’hôtel pour s’y rafraichir, s’y désaltérer et s’y pomponner…

La prospérité du village se multiplia dès le moment où marchands et hommes d’affaires prirent possession des quatre coins de cette intersection, offrant leurs services et leurs biens aux voyageurs transitant par bateau entre Lachine et Ottawa et qui faisaient escale à Pointe-Fortune et L’Orignal. Il y avait même à l’époque un service de cochers vers la ville de Cornwall, une entreprise très profitable qui dura jusqu’à l’arrivée du chemin de fer vers 1890; cette ouverture de Vankleek Hill vers l’extérieur lui amena prospérité et plusieurs nouveaux habitants.

L’édifice changea de mains et de vocation à plusieurs reprises au fil des années; plusieurs commerces y ont eu pignon sur rue : Bobby Lalonde musique, la boutique fleuriste Jade Garden, une mercerie pour hommes, une boutique de tissus. L’édifice resta ensuite vacant pendant quelques années jusqu’à ce que Samme Putzel en fasse l’acquisition en janvier 2018; elle y a établi le centre culturel ‘Creating Centre/Centre de Créativité’, un rêve qu’elle caressait d’offrir aux artistes, artisans et créateurs de la région, un pied-à-terre, un site de partage de services. ‘Auparavant, dit-elle, les voyageurs qui passaient par cette intersection recevaient un accueil chaleureux à l’hôtel; aujourd’hui, ce sont les artistes et créateurs de tous intérêts qui sont chaleureusement accueillis au centre pour célébrer et échanger des idées qui nous arrivent de tous les coins du monde.’Un petit jardin de partage en mémoire de son conjoint, Philip Arber, borde la propriété du côté nord; on y retrouve un écriteau sur lequel on peut lire : ‘Meet me at the intersection of the past and the present…and the future’, citation créditée à Phil lui-même. Un bel endroit de réflexion à expérimenter!

Incroyable! Départ-canon! Bénie des dieux! Les qualificatifs et les comparatifs ne reflètent pas avec justesse le succès de la petite entreprise FULL BELLIES de St-Isidore. À l’origine un simple groupe d’amis et de connaissances désirant économiser quelques dollars sur leur facture d’alimentation en achetant en vrac et en partageant selon les besoins, Amy Willis, l’initiatrice et administratrice de ce projet qui a pris forme il y a à peine un an, a vu le nombre du groupe d’amis initial devenir, par bouche à oreille et médias sociaux, un groupe d’une trentaine de familles pour ensuite grossir de façon exponentielle et dépasser il y a quelques jours le nombre de 2000 membres comme indiqué sur son site officiel Facebook. Originaire de St-Isidore et mère de huit enfants, madame Willis était loin d’imaginer pareille éclosion, que le groupe original du village et environs aurait déjà étendu ses tentacules dans les trois comtés environnants!

‘Malgré ce succès et malgré les engagements financiers que nous venons de prendre, soit la location de l’ancien magasin vidéo sur la rue Ste-Catherine et son réaménagement  intérieur, dans ma tête, ce projet reste encore un simple ‘hobby’, un environnement où je peux interagir librement avec mes enfants, qui y participent eux aussi dans le cadre de leur programme d’enseignement à domicile, avec mes amis et volontaires qui partagent nos tâches et responsabilités et qui partagent également notre vision!’

Parlant du réaménagement,celui-ci va bon train : la surface du rez-de-chaussée d’environ 1200 pieds carrés sera en partie occupée par une vingtaine de petits concessionnaires en produits alimentaires, artisanat et autres qui aideront à défrayer les frais de loyer. L’espace principal servira de magasin général pour FULL BELLIES où seront étalés fruits, légumes, marchandises sèches et autres produits. Puisque le concept de base de cette petite entreprise est le ‘partage’, les membres partagent leur propre fraction de la facture totale de l’entreprise par leur achat de produits alimentaires; plusieurs partagent d’autres responsabilités et deviennent bénévoles. L’édifice compte également un plein sous-sol qui sert à la préparation des commandes hebdomadaires, ainsi que de zone privée pour les études et la récréation des enfants.

Le service de FULL BELLIES est une vraie bénédiction, spécialement pour la population locale qui venait de perdre, il y a quelques semaines, son magasin d’alimentation local, le VALU-MART dont l’édifice vide et le stationnement enneigé semblent abandonnés; mais pas pour très longtemps si on se fieau ‘peut-être projet d’expansion’ qui trotte dans la tête de madame Willis. ‘Si les choses continuent de ‘débouler’ comme elles le font présentement, très bientôt nous ne suffirons plus à la tâche : déjà, mon fidèle autobus de service est devenu désuet et je dois utiliser un camion pour aller chercher mes provisions de la semaine à Montréal; et bientôt aussi, je prévois que notre local ne suffira plus à la tâche!’ Et pas question de quitter St-Isidore, son choix de location original, parce qu’elle y est chez elle et parce que c’est un endroit centralisé qui lui permet d’offrir un service personnalisé à sa clientèle des villages avoisinants; présentement, Vankleek Hill, Alexandria, Maxville et Hawkesbury sont des sites de pickup hebdomadaire.

Considérant l’avenir proche et plus lointain, madame Willis se sent un peu dépassée par ses nombreuses responsabilités d’administratrice, de marchande, de vendeuse, de relations publiques, mais elle ne prévoit pas changer une formule gagnante, sinon d’enlever un peu de poids sur ses propres épaules en déléguant à certains ‘franchisés’ (Rockland incidemment est dans les plans…) qui s’engageront à respecter ses critères et sa philosophie.

Pour en apprendre plus, elle vous invite à visiter le site Facebook de FULL BELLIES : vous y verrez que les membres y sont très actifs et se partagent volontiers conseils et recettes; soupe à base de cactus peut-être? MMMM…maybe, mais pas aujourd’hui! Vous pourrez également devenir membre (c’est gratuit!) et vous familiariser avec la procédure pour faire des achats. Tout y est! Quant au local-mère de St-Isidore, l’ouverture officielle aura lieu vendredi le 4 février prochain et ce serafête toute la journée. Bienvenue! Le Régional est fier de promouvoir les petites entreprises locales. Bon succès!

Des retards massifs continuent à s’accumuler dans les Centres de Test au Volant autorisés du gouvernement de l’Ontario : plus de 420,000 ont dû être annulés, conséquence de 19 arrêts de service et des mesures de sécurité supplémentaires engendrées par la Covid; certains apprentis-conducteurs avouent avoir dû patienter plus d’un an avant d’obtenir un rendez-vous pour passer leur examen final et, si complété avec succès, obtenir leur permis de conduire; pour certains, la situation était devenue critique, ceux/celles devant prendre le volant pour se rendre au travail ou se procurer des services essentiels : nourriture, médicaments ou autres. Certains avouent que la prise de rendez-vous via le site centralisé provincial de Test au Volant s’est avérée très frustrante et parfois vaine.

Partout à travers la province, que ce soit pour passer le test G1, G2 ou le test routier, l’attente était devenue si importante et hors de contrôle qu’en août dernier, la province annonçait l’embauche  temporaire de 251 nouveaux examinateurs pour les tests routiers et qu’elle allait ouvrir les portes de centres temporaires où les nombres en attente avaient atteint un niveau inacceptable; aucun de ces centres par contre ne sera situé dans l’est ontarien; pour les tests routiers seuls, il y a toujours plus de 420,000 personnes en attente de service! Incroyable, inacceptable! Où est la solution?

Dernière nouvelle! En janvier 2022, afin d’accélérer les choses dans ses centres de Test au Volant et de faire baisser le niveau de frustration des gens en attente d’un rendez-vous pour un test de conduite, le ministère des Transportsa ‘allégé’ temporairement les critères requis pour une certification : à la discrétion de l’examinateur, le stationnement parallèle, le virage à trois points et l’arrêt d’urgence en bordure de route ne sont plus exigés par le curriculum; cette modification est en vigueur jusqu’au 31 mars 2022 et a pour objectif de supprimer les éléments du test G qui faisaient déjà partie du test G2 : ce dédoublement ajoutait considérablement semble-t-il au temps nécessaire au test original, le réduisant ainsi de moitié. Ces tests allégés ne devraient pas avoir d’effet sur les compétences des conducteurs d’après un porte-parole du ministère des Transportsde l’Ontario. Certains critiques cependant sont en désaccord, surtout en ce qui concerne le stationnement parallèle, le talon d’Achille de plusieurs : c’est une technique très difficile à maitriser pour un novice et qui laisse peu de place à l’erreur; certains utilisent le stationnement parallèle régulièrement, d’autres occasionnellement, d’autres presque jamais : voilà où la discrétion de l’examinateur sera mise à l’épreuve. Il y a également la technique autorisée de virage à droite sur un feu rouge qui est capitale et doit être bien maitrisée pour la sécurité des piétons et cyclistes; bien qu’acceptée partout en Ontario excepté aux intersections où non autorisées, elle l’est également au Québec,  à l’exception de l’île de Montréal.

Le représentant du RÉGIONAL s’est rendu sur place au centre local Test au Volant sur la rue Spence mais les gens en devoir n’étaient pas autorisés à commenter la situation locale, citant des critères de confidentialité. À l’école de conduite CHAM Driving School également, on a préféré ne pas commenter la situation existante. Alors donc, puisqu’il semble impossible de connaître l’état de la situation localement, il faut donc s’armer de patience, se croiser les doigts et pratiquer ses stationnements parallèles dans ses rêves, sans somnifères et sans faire de cauchemars!

La saga pandémique que nous vivons depuis deux ans maintenant s’éternise, plafonne et tarde à s’éteindre : dire qu’il y a quelques semaines à peine, les cas de contamination étaient ridiculement bas et frisaient même le zéro dans le cas de certaines municipalités. Qu’est-il donc arrivé? Aujourd’hui, en date du 11 janvier, le Bureau de santé de l’est de l’Ontario confirmait 3211 cas actifs de COVID sur son territoire dont 265 à Hawkesbury même, 153 dans Champlain, 144 dans La Nation, 143 dans Alfred-Plantagenet et 63 dans Hawkesbury-Est. INCROYABLE ! C’est difficile d’identifier un facteur principal sinon OMICRON lui-même; les spécialistes nous avaient pourtant prévenus des risques associés à ce dernier variant, mais nous avons quelque peu joué à la roulette russe et tenté le diable en célébrant ‘librement’ Noël et la Nouvelle année, prétextant l’invincibilité que nous procurait notre vaccination. Dommage qu’il en soit ainsi : adieu Cuba, Cancun et Costa Ricapour cette année encore, sinon pour ces irréductibles snowbirds qui défient toute logique dans les circonstances.

Ce qui nous arrive et les nombreux moments de confinement qui en résultent nous auront par contre permis de nous familiariser avec un alphabet autre que le nôtre : l’alphabet grec : alpha, delta, omicron…Pourquoi donc l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ses experts et scientistes ont-ils décidé d’identifier les divers variants d’une lettre grecque? En fait, c’est là leur troisième forme de dénomination; si vous vous rappelez les tout débuts de la pandémie, on identifiait les variants par un code lettre-chiffre : le variant deltapar exemple était le variant B.1.525; par la suite, un peu sous l’influence de Donald Trump, on les a identifiés par leur pays d’origine : Chine, Brésil, Afrique du sud, …; cette appellation a cependant créé du mécontentement chez les pays en question qui se voyaient culpabilisés de facto et a générédes réactions haineuses, envers les Chinois surtout; par exemple, les communautés vivant dans la région de la forêt Zika en Ouganda ou de la rivière Ebola au Congo se sont senties stigmatisées par l’appellation pour identifier ces épidémies il y a quelques années. On a alors décidé de renommer les variants d’une lettre de l’alphabet grec puisque le grec est une langue très utilisée en sciences pures et sciences de la santé; et il semble que les Grecs, plutôt que de s’en offusquer, se montrent très fiers que leur langue et leur civilisation, vieilles d’environ 3000 ans, soient utilisés pour contribuer à la science moderne. Il semble même que l’étude de la langue grecque dans les écoles de langues suscite beaucoup d’intérêt depuis!

L’alphabet grec compte 24 lettres, d’alphaà oméga; nous en sommes maintenant à omicron, la 15elettre de l’alphabet, donc la 15eforme de variant; puis suivront dans l’ordrepi, rho, sigma, tau, upsilon, phi, chi, psi et oméga. Atteindrons-nous la fin de l’alphabet avant que cette pandémie se soit résorbée et s’éteigne d’elle-même? Serons-nous soumis à une dose de vaccin rappel pour chacun de ces nouveaux variants? Dieu seul le sait! Au Canada, nous sommes privilégiés : nous avons tous les outils personnels, communautaires et sanitaires pour y survivre; le genre humain a déjà survécu à pire! Si, dans quelques dizaines d’années, vous désirez impressionner vos petits-enfants par vos exploits de ‘survie’ pandémiques, vous pourrez leur dire que ‘grand-papa/grand-maman a survécu à la pandémie 2020-2022, le virus SARS-CoV-2 : ça veut dire ‘Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2’ ou ‘coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère’; c’est certain qu’ils seront impressionnés, surtout si vous y ajoutez votre alphabet grec!

Καλημέρα, Ευχαριστώπολύόλοι!  (Bonjour et merci à tous!)

Dans l’ancien temps, quand on avait des vrais hivers ‘frets’ et des bancs de neige hauts comme des montagnes, plusieurs villages et leurs résidents qui habitaient dans les rangs pouvaient être isolés pendant de longs moments, sans contact avec leurs voisins, ni avec les commerces du village où ils s’approvisionnaient parce que les routes étaient pas passables et les moyens de transport, ben c’était tes deux jambes ou les quatre pattes de ton cheval.’Si vous avez encore la chance d’avoir un grand-parent pour vous raconter de quoi avaient l’air les hivers au début des années 1900, sa réponse ressemblerait sûrement à cette description. Faisant contre mauvaise fortune bon gré, nos ancêtres ont utilisé avec ingéniosité les forces de la nature et les propriétés que ces hivers rigoureux mettaient à leur disposition pour mettre au point différentes ‘patentes’ afin de déblayer leurs routes et se construire des ponts de fortune pour s’éviter de longs détours et s’offrir un accès pratique et direct aux services essentiels.  D’où la naissance des ponts de glace ou ‘traverses de glace’ comme elles étaient aussi communément appelées à cette époque.

D’abord modestes, ces chemins étaient d’abord réservés au passage d’un homme et son cheval dès que la glace avait une épaisseur minimale de 8-10cm (3-4 pouces); puisque les hivers du temps pouvaient durer jusqu’en mai, les glaces s’épaississaient au fil des jours jusqu’à atteindre trois mètres d’épaisseur : on pouvait alors y faire passer sans danger des carrioles chargées et même des trains de marchandises! L’histoire du Canada nous raconte l’anecdote que le premier témoignage d’un pont de glace vient des écrits de Mère Marie de l’Incarnation qui rapporte que ‘les Hurons traversaient le Saint-Laurent pour venir se confesser’!  Comme les temps changent : en 2022, on traverserait le Saint-Laurent ou l’Outaouais pour aller plutôt chercher une caisse de bière au dépanneur!

De retour aux choses sérieuses maintenant! Au cours du dernier siècle et dû au réchauffement graduel de la planète, les années et les hivers se suivent et ne se ressemblent pas : les conditions climatiques et météorologiques sont tellement imprévisibles qu’il est impossible de prévoir une certaine constance, surtout dans les régions situées dans les secteurs sud du Canada, où nous sommes situés; c’est en conséquence de quoi il n’existe plus qu’une poignée de tels ponts de glace, dont très peu au Québec et en Ontario : deux ponts qui traversaient la rivière Richelieu ont été abandonnés par leur promoteur il y a quelques années à cause de leur dangerosité; la traverse Hudson-Oka elle-même est  en danger de disparaître définitivement, au grand désarroi du maire d’Oka qui voit son économie amputée d’appréciables revenus touristiques.

Construire un  pont de glace peut sembler facile à faire, mais dans les faits, c’est une science complexe : la solidité de la glace blanche est-elle la même que celle de la glace bleue? Les courants sous-marins ont-ils un impact sur la qualité de la glace? Quel impact ont les gels et dégels successifs? La vitesse, le poids, les charges des véhicules ont-ils un impact? De nos jours, une instrumentation spécialisée peut en déterminer l’épaisseur : le radar détecteur de profondeur, alors que certains ‘artisans’ utilisent toujours la fidèle scie à chaîne ou une foreuse manuelle pour le faire.

Deux promoteurs de la région ont cependant résisté à la tentation de ‘mettre l’ cadenas su’ la cabane’ et d’abandonner; l’un d’eux, Éric Sanscartier-Allard, s’est mêmeporté acquéreur de la traverse Lefaivre-Montebello au cours de la dernière année! Complémentaire au service de traversier disponible du printemps à l’automne et utilisant les mêmes jetées des deux côtés de la rivière, son pont de glace offre aux utilisateurs  un raccourci important à défaut de devoir traverser la rivière par le pont Long-Sault de Hawkesbury-Grenville ou le service de traversier de Cumberland. La distance d’une rive à l’autre est de 1.6km; on doit respecter la limite de vitesse de 10kms/heure et le poids maximal de cinq tonnes. Puisque la rivière des Outaouais est de juridiction fédérale à cause des frontières interprovinciales , c’est le ministère de l’environnement qui en réglemente l’utilisation. Le service de traversée est disponible depuis le 13 janvier et le sera jusqu’à ce que Mère Nature décide que le printemps est arrivé, et non pas Victor, une marmotte locale! Le coût est de 7$.

Quant à lui, le pont de glace Pointe-Fortune/St-André-d’Argenteuil *semble être fermé temporairement pour cause de Covid selon l’information indiquée sur son site web. Le pont de glace, propriété de Gilles Cardin, sert de complément hors-saison au service de traversier Le Passeur, mais n’utilise pas les mêmes jetées situées au cœur du village : le sentier, long de quelque 900 mètres, est situé quelques kilomètres plus à l’est où les glaces sont plus solides et peuvent parfois atteindre un mètre d’épaisseur.

Bref, levons nos verres à ces deux investisseurs de la région qui réussissent à dompter les caprices de la nature, d’année en année, pour offrir à leur clientèle, un ‘thrill’ incroyable, ‘capotant’ ainsi qu’un service apprécié à ceux/celles qui apprécient ce ‘shortcut’ par la magnifique rivière des Outaouais!

Madame Nature et Monsieur Météo jouent au yoyo avec les milliers d’adeptes de motoneige de la région, dont la fébrilité se transforme souvent en impatience et déception au fur et à mesure que l’hiver s’écoule sans qu’il leur soit possible de se retrouver sur les pistes; on les comprend! Ceux et celles qui comme eux sont des fans de neige sont compatissants à leur frustration, et celles qui ‘haïssent’ littéralement ce qu’ils s’amusent à surnommer ‘de la m**** blanche’n’ont aucune sympathie. C’est ça la vie cependant : des pour et des contre, le yin et le yang, et on n’y peut rien. Les plus compétents météorologues et climatologues canadiens avaient pourtant prévu pour l’Ontario un hiver meilleur que les précédents, en fait, le meilleur depuis longtemps : tous les signes avant-coureurs dans la nature l’indiquaient!

Même le célèbre Almanach du fermierle confirmait et prévoyait ‘un hiver glacial et enneigé, le tout entrecoupé de tempêtes’ : chutes de neige supérieures à la moyenne au nord de la province et températures plus froides au sud; ‘Backroad’ Bill Steer, un renommé naturaliste, affirmait de son côté que tous les éléments étaient en place pour un hiver de motoneige idéal: le départ précoce des oiseaux migrateurs, un début hâtif de dormance des plantes, les castors qui accumulaient leurs provisions plus tôt que normal et leurs huttes recouvertes d’une moindre épaisseur de boue, signes d’un hiver plus doux, les oies sauvages volaient plus haut dans le ciel, les ours s’approvisionnaient plus que d’habitude, les moineaux nous avaient quittésvers le sud plus tôt, les geais bleus, passant l’hiver parmi nous, étaient plus fringants et bruyants que d’habitude, les pins avaient perdu beaucoup plus d’aiguilles, signe qu’ils étaient prêts pour un printemps précoce; bref, tout ça pour affirmer que les motoneigistes pourraient compter sur ‘un hiver précoce ainsi qu’une accumulation de neige qui favoriserait l’ouverture des pistes avant les fêtes de fin d’année’. Tout ça pour dire que, malgré tout le respect dû aux prévisions et connaissances des experts, les choses ne se sont pas passées comme prévu chez nous, ici, pour nos motoneigistes locaux. Et qu’ils attendent toujours la tombée  miraculeuse du ciel de cette merveilleuse substance blanche!

Dommage, car les ventes de motoneiges et la recrudescence du nombre de motoneigistes ont atteint des niveaux records  depuis les dix dernières années : la résurgence de ce sport bien-aimé est une bénédiction pour les années à venir, surtout considérant que de nouvelles générations de motoneigistes ont joint les rangs des différents clubs en nombre record. Chez les concessionnaires, de longues attentes sont à prévoir pour acquérir le véhicule désiré ou obtenir les pièces de remplacement; mais rien à voir avec la neige!

Les résidents du secteur Hawkesbury/Champlain/Grenville ont la possibilité de se joindre à deux clubs régionaux : le Club de motoneige de l’est de l’Ontarioet le Club de motoneige d’Argenteuil. Le club ontarien compte tout près de 2000 membres et est responsable de l’entretien et de la signalisation de plus de 435 kilomètres de pistes, la plupart d’entre elles à double largeur; le club possède quatre dameuses qui, dans des conditions idéales de surfaçage, peuvent opérer à vitesse maximale de 12 km/h et pourront damer l’entièreté des pistes en 72 heures (soit 18 heures par machine); une inter-connection au réseau pan-ontarien est possible à partir de sept points d’entrée (sud et ouest), ainsi qu’au réseau pan-québécois à partir de cinq points d’entrée (nord et est) donnant accès aux 37,000 kilomètres de sentiers de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec. Dans la région, il est ainsi possible de transiter via plusieurs beautés naturelles et sites exclusifs comme la tourbière d’Alfred, la forêt Larose, le parc Voyageur, la rivière des Outaouais. Les haltes-relais (services de restauration, d’hébergement et de carburant) qui s’échelonnent aux abords des pistes de village en village sont présentement sujettesaux restrictions sanitaires imposées par le Bureau de santé de l’est ontarien.

Depuis un accord de principe intervenu le 9 novembre 2021  entre Via Rail Canada et la Corporation du Sentier récréatif de Prescott-Russell, les pistes du sentier récréatif sont disponibles aux motoneigistes en hiver, de Hammond en ouest à St-Eugène en est, soit sur une distance de 72 kms, pistes qui doivent cependant être partagées avec les raquettistes et skieurs de fond. Ce sentier, dont le défrichage a été entrepris en 2002 sur un ancien corridor ferroviaire du Canadien Pacifique abandonné depuis 1980, est le fruit d’un visionnaire, André Roy, qui a vendu sa ‘vision’ aux Comtés unis de Prescott-Russell et à d’autres partenaires,  jusqu’à la création de l’organisme à but non lucratif qui le gère aujourd’hui, au profit de l’épanouissement physique des résidents et de leur ressourcement dans la nature.

Pour joindre le club ontarien, rendez-vous directement sur leur site web ou leur site Facebook : toutes les procédures à suivre et les conditions d’adhésion y sont indiquées. Vous y remarquerez la tenue prochaine de deux événements prévus auxquels les membres sont invités à participer : l’un tenu à Plantagenet et l’autre à Treadwell. Quant au club québécois, qui regroupe pour sa part plus de 800 membres, sa page Facebook n’indique aucune activité prévue pour l’instant. Bonne saison à tous et prudence sur les pistes!

Malgré une pandémie mondiale qui s’est faufilée sournoisement dans tous les pays du monde, ici même au Canada dans toutes les provinces et territoires, ici même en Ontario dans tous nos comtés, villes et villages, la communauté St-Victor d’Alfred a  su respecter les restrictions sanitaires du Bureau de santé de l’est de l’Ontario ainsi que les confinements en vigueur et elle est allée de l’avant avec les célébrations du 150eanniversaire de son village-paroisse. Bien sûr que le comité organisateur a dû s’ajuster en cours de route, déplacer certains événements prévus d’une date à une autre ou d’un endroit à un autre en raison des montées et des chutes d’éclosions au sein du territoire du BSEO et selon les directives de son médecin-chef, le docteur Paul Roumeliotis.

Le comité organisateur était sur le qui-vive de semaine en semaine, a dû se réinventer, se réajuster à plusieurs reprises afin d’atteindre les objectifs qu’il s’était fixés. Et Dieu sait que ces objectifs ont été atteints avec éclat grâce à la persévérance de ses membres et la compréhension des gens de la communauté qui se doutaient bien que la tenue et la réussite de certains événements publics était sérieusement compromise. Voici donc un aperçu chronologique des célébrations, gracieuseté de madameFrance Lamarche, présidente du comité organisateur.

C’est dès l’automne 2020 que s’est fait le lancement du site web ALFRED150.COM, lequel  compte plus d’une centaine de chroniques, et du compte Facebook ALFRED JE T’AIME qui compte déjà plus de 1500 abonnés; de plus, les élèves de l’école locale ont produit des entrevues inter-générationelles aves les aîné(e)s du village qui ont été postées sur le réseau Youtube au bénéfice de tous. Le lancement ‘actuel en présentiel’ a été fait le 12 décembre 2020 par une messe d’ouverture célébrée par Mgr Damphousse, évêque de diocèse Ottawa-Cornwall.

Des bannières ornementales ont été posées sur chaque poteau électrique sur la rue St-Philippe et des affiches posées à des endroits stratégiques pour annoncer les activités au programme, malheureusement déplacées du juin original à septembre en raison des restrictions sanitaires. De son côté, le comité d’embellissement a installé 36 barils originaux peints à la main par des artistes locaux et une exposition itinérante a été tenue au début juin où les visiteurs étaient invités ‘à marcher la Main’ selon l’expression populaire pour admirer ces œuvres d’art local. Par la suite, une structure de lettres bleues géantes (A.L.F.R.E.D) a été installée au parc Évanturel au cœur du village, créant une zone-photo idéale pour tous les visiteurs. En juillet, l’inauguration de la Croix Carrière a eu lieu à l’intersection des rues Bolt et Carrière; en septembre, une journée de labour sur les terrains de la ferme NormLyne a attiré plusieurs intéressés, ainsi qu’un tournoi amical inter-villages de balle-molle.

La méga-fin de semaine d’activités, originellement cédulée pour concorder avec les célébrations de la St-Jean-Baptiste à la fin juin, a dû être reportée en septembre; un spectacle ambulant dans les rues du village, mettant en vedette Brian St-Pierre et Martine Parisien, a cependant donné un avant-goût à tout le monde de ce qui était à venir alors que tous étaient confinés à la sécurité de leur balcon. Ce n’était que partie remise : en septembre, plusieurs milliers de gens ont pu assister ‘en présentiel’ aux activités prévues : messe commémorative présidée par l’abbé Apollinaire et ses collègues, parade qui comptait plus de 100 inscriptions (chars allégoriques, mascottes, vieux tracteurs et voitures d’époque, chevaux et calèches, mascottes, fanfares), spectacles divers animés tour à tour par des artistes de la région : Louis Séguin, Maxime Carrière, Steven Levac, Elisabeth Blouin-Brathwaite, Damian Maze, les Rats d’Swompe et Mélissa Ouimet. La soirée s’est terminée par des feux d’artifice dignes des plus grandes villes!

En octobre et décembre, l’église, transformée pour l’occasion en salle de spectacle, a accueilli les Crooneux, un quatuor de chanteurs séniors de la région dont le répertoire de chansons d’époque a su plaire à l’auditoire, malgré une panne d’électricité généralisée en décembre dans toute la municipalité; ‘the show must go on’ cependant et il a eu lieu sous les réflecteurs de téléphones cellulaires et de cierges, a cappella. Pour clore cette superbe année de célébration, un arbre de Noël  illuminé de près de 5000 lumières a été installé au centre du village et offert aux gens un espace de rassemblement à contempler les lumières dansantes synchronisées au rythme de la musique.

Ce 150eanniversaire restera gravé dans le cœur de tous et fut un véritable succès grâce à un comité organisateur engagé, des bénévoles dévoués, de généreux commanditaires et organismes, l’appui et la collaboration de la municipalité, des artistes de qualité et des gens heureux de se revoir et de faire la fête ensemble. Je vous remercie tous et toutes chaleureusement!

Merci madame Lamarche! Nul doute que l’enthousiasme dont vous faites encore démonstration aujourd’hui aura été un facteur important dans ce succès. Un livre-souvenir sera disponible au printemps 2022 dans lequel on retrouvera avec plaisir des souvenirs des événements de l’année ainsi que toutes les chroniques historiques affichées sur le site web Alfred150.com. Pour réserver votre copie, veuillez communiquer avec madameLamarche : francedlamarche@gmail.com.

New Year’s resolutions are a tradition in a lot of countries, among many societies and civilizations around the world; in theory, a ‘resolution’ is someone’s honest decision to display or continue good practices, change an unsatisfactory one, work towards reaching a personal goal or improve one’s overall life or lifestyle using the first day of the new year as ‘step one’ of that process.

This tradition dates back to Antiquity (20th century BC) when Babylonians used to promise their gods that they would pay back debts accumulated throughout the year and return borrowed items to their rightful owners; how nice it would be that these two promises alones were on everyone’s list in 20th century AD!  Later, in Jesus’ years, at the initiative of Julius Cesar who reformed the Roman calendar, Romans began each year by making promises to the god Janus (for whom the month of January is named), a two-face god who could simultaneously review the past and foresee the future. In Medieval times, during the last feast of the Christmas week, the knights, one by one, would place their hands on a live or roasted peacock and recommit themselves, for the next 12 months, to the ideals of chivalry and to their king.

Although probably initiated in the Christian world, the tradition has many other religious parallels: during Judaism’s New Year, Rosh Hashanah, culminating in the Yom Kippur, one is to reflect upon one’s wrongdoings over the year and both seek and offer forgiveness, a concept very comparable to Christians’ Lent season; in the Islamic tradition, everyone is expected to demonstrate a resolve to reject every temptation unauthorized by Allah.

In our modern times and world, in the 1920-1930 years of the Great Depression, only +/- 25% of North Americans formed New Year’s resolutions; now in the   21st century, percentage stands at between 40-50%; of this 50% group, only 12% admit in a survey that they were able to reach their objective and respect their original resolution; among those who didn’t or couldn’t, most realized that these resolutions were too ambitious while 25% admitted that they either forgot or dropped them altogether.

As you can easily suppose (probably because they were some of your own…), most popular ‘standard’ resolutions include: losing weight, get back into shape, better financial management, work seriously at being promoted, improve your skills and education, become a ‘new and improved’ person, eat healthy foods, stop smoking, and bla-bla-bla, and bla-bla-bla: the list could keep getting longer and nothing would be a surprise because you have seen it before, heard it before, tried it before and (as percentages tend to prove), failed at it before. Surprisingly, psychologists state that many of us gave up on taking resolutions during pandemic while they also point out that they would have been very beneficial in helping us coping with stress, uncertainty, depression; resolutions help us organize, discipline and assess ourselves and our life. In today’s world, most people now make resolutions only to themselves and focus purely on self-improvement  as we have become more self-centered by opposition to community-centered/world-centered.

As far as ‘hopes’ and ‘wishes’ are concerned, allow me to keep my personal ones private other than to say that my first granddaughter will be born in April and that I wish my daughter and her partner the same joys I experienced when I became a father and that I still experience today. It goes without saying that I hope this pandemic situation comes under control and to an end, not only in our rich and lucky ‘first world’ country of Canada, but in ‘third world’ countries around the world. I wish our local political leaders can put their ‘toxic’ differences aside and make the next ten months or so before municipal elections a productive session. I wish local small businesses survive pandemic financial losses and I pledge to offer them my support and make them my first option.  The Harden group, a local group and owner has been very good to us these last few years by bringing renowned franchises such as St-Hubert and Winners to our door; my wish for 2022 is for an Indigo bookstore to join our commercial life! In closing, allow us all at the Regional to wish you all a Happy New Year and to tell you, paraphrasing Frank Sinatra’s quote, that ‘The best is yet to come!’

Artists at large, whether amateur, professional or occasional that perform in an art-form that supposes a public contact or attendance were hit hard during those soon-to-be two years of pandemic restrictions and confinement periods; some resorted to online presentations to give themselves the illusion of a public at large; pro hockey even used cardboards personifications and pre-recorded music, boos and cheers to give TV audiences the semblance of the normal noises of an authentic game. With the slow re-opening of art, sport and leisure venues, a certain normality seems to be progressively ahead although many of us are still reluctant to set foot in crowd-packed restaurants, cinemas, bars, churches.  Maybe eventually, our pre-2020 life will be back with a flash: it will only take a few words on international TV, social media and the web by world medical officers: IT’S OVER!

Local singers, choir groups and bands were seriously affected by the situation: some were grounded for long months, an eternity in this business, resulting in voices dropping one/two keys by lack of vocal chords exercise; some may have developed new interests, have taken new jobs; unfortunately, some may not have survived. The last few months, as authorization to meet outside one’s immediate family has been granted, weekly practice sessions have re-opened and shows have been put together for the upcoming Christmas season.

On Saturday December 4, the Ste. Anne de Prescott parish council invited Mr. Didier Chasteau, a well-known composer and jazz pianist; he performed some of his best jazz music to an appreciative audience; guests singers were Christiane Falardeau-Picard who recited the 1934 Christmas poem ‘Quand la Charlotte prie Notre-Dame’ while her daughter Catherine performed a jazzy version of ‘The Good Life’. The crowd of approximately 55 participated happily in a bilingual Christmas singalong!

On Friday December 3, the CROONEUX, a bilingual male-quartet of local seniors, performed their Celebration 2021 concert at the St. Jean Baptiste Catholic church in L’Orignal. Although a typical holiday season concert that included many of the Christmas time favorites, this concert was basically a celebration: of  life, of happiness, of health, faith, home, community, world peace… The group offered revenues from the concert to help with the parish’s winter expenses. A little over 120 people were in attendance and offered a standing ovation to their parish priest, Pierre Domerson, who performed a traditional creole Christmas song from his native Haiti and therefore earned the official nick-name of ‘Baby-Crooneux’! From crooners’ classics (Bing Crosby, Michael Buble, Johnny Mathis, Tony Bennett) to international French stars (Enrico Macias, Johnny Hallyday, Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland), the show closed on a bilingual parody of the Blues Brothers’ interpretation of Elvis’s Blue Christmas celebration…at Tim Hortons! Thank you all for being there and raising 1755$ for your parish!

On Saturday December 11, ditto for the CROONEUX at the St. Victor Catholic church in Alfred. This was their second stint at the church within a few months as they were also part of the ALFRED150 celebrations in the fall. But OOOPS! Fifteen minutes or so before showtime, a major power outage hit the Alfred-Plantagenet area…The Crooneux sang a few songs a capella under the lights of cell phones and candles to keep the crowd entertained until power came back on…but it didn’t and they ended up offering their whole repertoire, sometimes accompanied by accordion, guitar and by guests singers from the parish! What a wonderful evening! COMING UP…The Crooneux recently agreed to sponsor local para-athlete Joey Desjardins in his quest to participate in Paris 2024 Paralympic games: a special event to that effect will soon be organized and advertised on social media. Contact email: Crooneux@gmail.com

On the same night at the St. Gregoire de Naziance Catholic church in Vankleek Hill, the VOIXLÀ RÉTRO singers performed their annual Christmas concert, now a tradition for many years in support of their parish. Christiane Falardeau-Picard, the group’s choirmaster, said that in spite of unfavorable weather conditions, 60+ people were in attendance and participated cheerfully with masks on and within all health-recommended regulations. Father Pierre Domerson continued on his ‘parish tour’ and performed a typical Haitian ‘Nowel’ song with the group; in the tradition of Christmas concerts, the singers of Voixlà Retro performed an international medley of songs from England, Ireland, Germany, Hawaii, the Caribbeans and from typical Quebec’s folklore repertoire. Overall, added Mrs. Falardeau-Picard, a very enjoyable evening for all!

This column could have been titled ‘Everything you always wanted to know about winter tires, but were afraid to ask!’ or again ‘Winter tires for dummies’ as goes the famous series of self-learn books. I chose to keep it straight and serious, for it is a very serious matter and decision indeed. Since legal regulations are different between Ontario and Quebec, let’s get this fact cleared first before moving on: in Ontario, winter tires are not legally required, but however recommended, while in Quebec, they are required by law from December 1st to March 15th and drivers are liable to a fine of up to 300$ if they do not comply; since we Eastern Ontarians live in a border town and travel to Quebec regularly, Ontario-plated vehicles will not be fined and do not have to comply with the Quebec regulation.

Ontario Ministry of Transportation explained the logic behind their decision by stating that the goal is ‘to promote road safety without imposing unwarranted burdens on consumers and businesses: the additional cost of two sets of tires, their interchange twice yearly, their storage and the impact on the environment by discarded tires are all factors that influenced our decision, plus the fact that not all vehicles require winter tire use’.  While in Quebec, in theory, 100% of its 6.6 million registered vehicles have to switch to winter tires, in Ontario, only 70% of its 9.9 million vehicles use them; death rate is comparable between the two provinces, as Ontario’s rate dropped by more than 60% between 1980 and 2010, something to be very proud of !

Here are some COLD HARD FACTS, gathered here, there and everywhere, that may help you understand what this issue is all about:

– As soon as the temperature stands consistently at or below minus 7 degrees C, you should consider changing to winter tires to benefit from increased traction, braking, handling in snowy, icy, cold or dry pavement

– Insurance companies may offer a rebate of up to 5% if you equip your vehicle with winter tires; make them aware if this is your case

– Studded tires were banned in Ontario in 1972 when technical tests demonstrated extensive damage to roads; the occasional use if chains is permitted when circumstances require, but continuous use is illegal

– Winter tires cannot be used year round: they underperform in warm weather and wear much faster; winter tires are made of softer rubber compounds and can prove to be dangerous on wet roads at highway speeds

– Winter tires requirement do not apply to spare tires

– Whether your vehicle is front or rear-wheel drive, it is a bad decision to change only two: winter tires are best applied to all wheel positions

– Alignment and balancing is always recommended as part of the process

– Language-wise, the use of the new wording WINTER TIRES as a replacement for SNOW TIRES was made to ensure consumers know not to wait for snow to get the right tires: the actual trigger to do so is consistent minus 7 degrees temperature

– You can check the date the tires were made, especially when buying them, because the thread on older tires is harder and less effective: on the tire wall, you should find the DOT identification number that ends with a four-digit: for example, 3613 means the tire was produced on the 36th week of 2013

– Since 2014, only tires with the ‘snowflake’ pictogram are considered winter tires

As reported by multiple garage owners and specialized tire shops, the shortage of qualified labor force is slowing down operations this year and they foresee that they will be fully booked until the Christmas holidays; as of purchasing new tires in these times where imports are unpredictable and cross-country transport is slowed down, market analysts noticed a 15-20% price increase on most north American manufactured brands, 30-40% on Chinese imports.

Finally, whenever you have tires changed, it is VERY IMPORTANT to have the wheel nuts re-torqued as you reach the first 1000 kilometres: if you own a torque wrench, you can do it yourself in ten minutes or so; if you don’t, some garages/dealers/tire shops INCLUDE this service with their installation. And whenever you are not comfortable driving in winter conditions, DON’T: you put yourself in a situation of stress and danger AND of endangering other drivers. Stay safe, stay home, call a cab, … there are other options! Have a great winter season!