vendredi, octobre 22, 2021
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Le conseiller Rowland veut mettre les choses au clair

Francis Legault
Courriel/Email: leregional@gmail.com

Dans le dossier de la fermeture de la SPCA d’Argenteuil, le conseiller municipal de Brownsburg-Chatham, Stephen Rowland, a été écorché par de nombreuses allégations formentées par l’organisme sur diverses plateformes. Monsieur Rowland a tenu à mettre les choses au clair quant à son rôle dans cette histoire.

Rappelons que le 17 juin dernier, la Société protectrice contre la cruauté animale (SPCA) d’Argenteuil a annoncé cesser ses activités en raison de problèmes financiers. Cette décision découlait de la perte de revenus stables provenant d’un contrat de contrôle animalier sur le territoire de Brownsburg-Chatham que la municipalité a résilié en raison de nombreux manquements allégués. Depuis, l’organisme y est allé de nombreuses déclarations fracassantes contre la municipalité mais aussi contre le conseiller Rowland qui s’était pourtant impliqué dans l’organisme.

Selon le conseiller, dès décembre dernier, il aurait milité auprès de ses collègues du conseil municipal pour que la municipalité octroie ce contrat de contrôle animalier à l’organisme, ce qui a été fait en février. Monsieur Rowland n’a évidemment pas participé au vote ni aux délibérations, sa conjointe étant à ce moment membre du conseil d’administration de la SPCA.

«J’ai donné mon appui à Hugo Blanchette (le président de la SPCA Argenteuil, NDLR). Je trouve la mission de l’organisme comme importante», nous indique monsieur Rowland.

Ce dernier s’est ainsi retrouvé comme représentant de la municipalité auprès du conseil d’administration de l’organisme, contredisant les propos d’Hugo Blanchette tenus dans notre édition du 24 juin dernier et qui affirmaient que la ville ne s’était pas impliquée dans la gestion de l’organisme alors qu’un siège lui était réservé au conseil d’administration. Selon le registre des entreprises du Québec, la mairesse de la ville Catherine Trickey a aussi siégé sur ce CA immédiatement après le départ de monsieur Rowland. On notera par ailleurs que plus d’une dizaine de personnes se sont succédées sur ce conseil d’administration depuis novembre dernier.

Avec le rôle de secrétaire-trésorier de l’organisme en poche, Stephen Rowland a tenté de mettre l’administration de l’organisme à jour. Selon lui, la SPCA d’Argenteuil n’avait ni plan d’affaires, ni états financiers et encore moins de procès-verbaux des réunions précédentes du conseil d’administration. «Ça faisait pitié en terme d’administration, dit-il. J’ai mis des centaines d’heures là-dedans… Peut-être ai-je mis trop d’efforts?»

Moins d’un mois après son arrivée sur le conseil d’administration, la conjointe de monsieur Rowland aurait été forcée de démissionner de son poste d’administratrice au sein du CA de la SPCA. Monsieur Rowland quittera deux jours plus tard.

Fausses allégations

Les choses ont commencé à se gâter pour monsieur Rowland après l’annonce de la fermeture de la SPCA d’Argenteuil. Plusieurs messages publiés sur Facebook, dont certains ont été effacés depuis, accusaient monsieur Rowland d’avoir volé des documents appartenant à l’organisme.

Or, le conseiller Rowland a présenté à divers médias de la région une vidéo qu’il a tournée en mars dernier alors qu’il tente de remettre à Hugo Blanchette les documents en question, majoritairement des états financiers. On y voit monsieur Blanchette refuser l’accès aux locaux de la SPCA à monsieur Rowland, accompagné de sa conjointe et du conseiller Antoine Laurin, alors que ce dernier lui indique vouloir lui remettre les documents en question. Courriel à l’appui, monsieur Rowland a par la suite tenté de donner rendez-vous à monsieur Blanchette pour effectuer ce transfert de documents devant témoin mais sans succès.

«Je ne pense pas qu’il veuille réellement ces documents», affirme monsieur Rowland qui croit que ceux-ci viendraient contredire certaines affirmations faites par le président de la SPCA. Ce dernier avait mentionné dans nos pages le 24 juin dernier que l’organisme n’avait reçu que 1500$ en dons en argent de la part de la population. Or, selon les documents que monsieur Rowland veut remettre à l’organisme et que Le Régional a pu consulter, plus de 10 000$ ont été recueillis uniquement lors des deux premiers mois de l’année.

Monsieur Blanchette avait aussi indiqué avoir porté plainte à la Commission municipale du Québec contre monsieur Rowland pour cette histoire de documents supposément volés. Monsieur Rowland a reçu la confirmation de la CMQ qu’il n’y aurait pas de suite à cette plainte.

Malgré les allégations de la SPCA contre lui, monsieur Rowland indique qu’il ne portera pas plainte pour diffamation, affirmant que cela n’en vaudra pas la peine et qu’il n’y gagnerait rien. «Je m’étais impliqué avec de bonnes intentions. Je regrette comment ça s’est fini. On a perdu ce service et c’est plate», conclut-il, lui qui indique qu’avec sa conjointe, il a fait don ou prêté pour près de 4400$ à l’organisme, montant qu’il ne pense pas revoir.

Un autre organisme pour remplacer?

Rappelons qu’au Québec, même si un organisme régional porte le nom de SPCA, il ne s’agit pas d’une branche d’un organisme plus important: chaque SPCA est un organisme différent et indépendant l’un de l’autre.

Cependant, la porte ne serait pas fermée pour attirer un autre organisme du genre dans la région pour remplacer la SPCA d’Argenteuil, selon les propos de Stephen Rowland.

Natalia Czarnecka, conseillère municipale à Grenville-sur-la-Rouge, s’est impliquée auprès de la SPCA d’Argenteuil. Elle confirme les dires de monsieur Rowland concernant la gestion déficiente du volet administratif de l’organisme. Elle ajoute aussi de son côté qu’il n’est pas exclu qu’un autre organisme puisse venir prendre le relais.

«C’est dommage car on a un besoin de SPCA dans la région, nous dit-elle. Présentement, il n’y a rien pour les chats errants, sauf Ré-Chat-Pés qui est uniquement pour Lachute.»

Elle indique avoir déjà approché la SPCA Laurentides-Labelle et celles de Lanaudière pour venir offrir leurs services dans Argenteuil mais sans succès jusqu’à présent.

Si un tel organisme décide d’ouvrir une succursale dans la région, il faudra évidemment le faire dans un endroit où le zonage municipal permet ce type d’activité. L’ancien local de la SPCA d’Argenteuil, situé à St-Philippe et aujourd’hui mis en vente, pourrait retrouver sa fonction de refuge animal le cas échéant mais rien n’a encore été décidé.

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