mardi, juin 22, 2021
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Projet humanitaire de taille avec une école du Congo

Lors d’une conférence de presse virtuelle, les élèves de la 5e et 6e de l’École élémentaire catholique Curé-Labrosse de St-Eugène, avec l’aide de leur enseignante madame Sabrina Pirone, ont lancé la semaine dernière un projet entrepreneurial humanitaire pour venir en aide à des jeunes écolières congolaises, âgées entre 6 et 14 ans. Plusieurs d’entre elles vivent dans la pauvreté, sont orphelines et n’ont pas eu la chance d’avoir accès à une bonne éducation scolaire. Elles vivent dans la commune de N’sele, une communauté sous-développée située à environ une soixantaine de kilomètres à l’est de Kinshasa, la capitale du Congo.

« Seigneur, aide-nous à nous inspirer de tes valeurs pour entreprendre notre grand projet humanitaire qui sera bon pour la communauté, la planète et les personnes qui nous entourent, car aujourd’hui, c’est le grand jour », déclare Julian Fournier dans la prière d’ouverture.

«Nos jeunes étudiants sont les initiateurs, les réalisateurs et gestionnaires de ce grand projet, ajoute en toute fierté, madame Sabrina. Depuis le mois de janvier dernier, les élèves des deux classes vivent une expérience enrichissante et très unique avec la commune de N’Sele.»

Monsieur Épie, collaborateur congolais et directeur du centre de rattrapage scolaire à N’sele, explique ce dont plusieurs d’entre nous ne peuvent s’imaginer. «Notre communauté accueille moult gens qui fuient la guerre dont plusieurs jeunes filles qui ont été violentées, persécutées, voire même abusées sexuellement et qui n’ont reçu aucune éducation scolaire.»

Suite à cette situation alarmante, il a créé, avec l’aide de bénévoles locaux, un centre de rattrapage pour ces jeunes filles afin de leur donner une deuxième chance, la chance d’apprendre à lire et écrire, d’apprendre un métier qui leur permettra de réussir dans leurs vies individuelles. «Moi-même, dit-il, je suis très chanceux et privilégié car je suis le fils d’une famille bien nantie et je porte en partie cette souffrance sur mes épaules. C’est pourquoi avec l’aide humanitaire de la part des jeunes étudiants et enseignants de l’École Curé-Labrosse, ces jeunes filles bénéficieront de trois ans d’éducation scolaire, ce qui aura un impact majeur sur leur progression de vie.»

Selon lui, «il n’y a pas de développement sans éducation et pour y arriver, nous avons besoin d’un peu d’aide d’amis de la communauté francophone mondiale, une aide qui nous provient tout particulièrement de l’école de Saint-Eugène, et du projet humanitaire mis de l’avant par les jeunes de cette école.»

L’essence du projet

Alors, dans le cadre du cours d’étude sociale, madame Sabrina et les jeunes de la 5e et 6e année ont voulu faire une différence immédiatement. « Après nos premiers contacts virtuels avec monsieur Épie, et d’avoir entendu son témoignage émouvant, alors comment pouvoir s’empêcher d’embarquer dans le projet et de se donner à 100% pour le soutien de cette cause », de dire avec grande énergie Vincent Sauvé Rozon, élève de 6e année.

« On s’aperçoit qu’on n’a pas tous les mêmes privilèges et les mêmes droits », ajoutent Lucian Fournier et Olivier Binette.
«Nous sommes chanceux au Canada d’avoir une éducation gratuite tandis qu’au Congo, c’est plus difficile, spécialement pour les jeunes filles, partage Damien Lavigne. Donc, un de nos objectifs immédiats était d’amasser une somme de 1 500$ pour meubler une salle de classe avec les bancs, pupitres et tableaux pour que les jeunes filles puissent être confortables pour mieux apprendre. »
«À présent, explique Isakiel Lavigne, nous avons amassé un peu plus de 3 000$ pour meubler deux salles de classes et nous désirons organiser d’autres initiatives qui nous permettront de poursuivre le projet. »
«Il y a toujours place pour l’ajout de vêtements, jeux de société, quelques jouets et même du sirop d’érable», de mentionner Tiffany Gauthier.
Et que dire du jeune Théo Vandal, élève du jardin, qui s’était donné l’objectif d’amasser 50$ et qu’il a surpassé en atteignant la somme de 70$, «tout ça pour aider l’école où il y a des éléphants», dit-il un peu songeur.
«Mes élèves cherchent à découvrir d’autres pays francophones mondialement, mais ils cherchent davantage à découvrir les défis et les réalités sociales en posant d’excellentes questions et en posant des gestes concrets avec appui, comme ils le font avec le projet de l’école de N’sele. Nos jeunes sont de bons citoyens de ce monde», dit madame Pirone avec une petite larme aux yeux.
Et même monsieur Épie enchaine : « Merci Canada, merci aux étudiants, aux enseignants et à la direction de l’École Curé-Labrosse. Ce projet est providentiel et grandissant, dit-il, un projet qui répond aux attentes de nos jeunes filles qui n’ont jamais eu la chance d’obtenir une éducation adéquate. »
«L’impact de s’entreprendre ensemble pour explorer les modes de vies d’ailleurs, de découvrir d’autres cultures francophones, pour mieux comprendre ses réalités nous mènent à agir individuellement pour mieux comprendre et grandir, de renchérir la directrice adjointe», madame Nathalie Ladouceur.
«J’aimerais dire un gros merci à mes élèves, d’ajouter madame Sabrina, car ce sont eux qui sont les vraies vedettes d’aujourd’hui et je leur dis un beau bravo pour leur grande initiative, bravo à l’équipe de 5e et 6e année qui rayonne dans ce beau projet humanitaire. »
Et pour le mot de la fin, réservé à Olivier Binette : « Notre projet va continuer l’an prochain. Nous avons besoin d’idées nouvelles pour amasser les sous nécessaires pour continuer à aider l’École des jeunes filles de N’sele, au Congo. C’est un beau projet, un beau défi humanitaire pour nous tous de notre belle École élémentaire catholique Curé-Labrosse ».
Pour tous ceux ou celles qui veulent aider dans cette grande cause humanitaire, veuillez communiquer avec madame Nathalie Ladouceur, personne-ressource au 613-674-2145.

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