mercredi, mai 12, 2021
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Le Centre culturel Les trois p’tits points d’Alexandria est déménagé

Situé dans le secteur industriel auparavant, le Centre culturel Les trois p’tits points occupe depuis lundi de façon temporaire des locaux de la Caisse Desjardins de l’Ontario à Alexandria.

C’est le 16 décembre dernier, à la suite d’une assemblée spéciale en présence de ses membres, que le Centre culturel Les trois p’tits points a procédé à la vente de son édifice du 280 boulevard Industriel à Alexandria. Avec l’effervescence que connait le marché de l’immobilier, c’est sans surprise qu’un particulier s’est rapidement manifesté et porté acquéreur des lieux. Depuis, l’organisme est relogé au 255, rue Main Sud, suite 200, soit à la Caisse Desjardins d’Alexandria. Ces locaux ont toujours eu comme principale vocation d’accueillir des partenaires communautaires de l’institution financière.

Rappelons que l’édifice a abrité le Centre culturel Les trois p’tits points pendant vingt ans et a hébergé le Centre de santé communautaire de l’Estrie (CSCE) dans le passé.

Aux dires de l’actuelle directrice générale madame Marie-Claude Sabourin, qui n’est en poste que depuis janvier 2019, la présence dans l’édifice du CSCE durant bon nombre d’années et jusqu’à sa relocalisation en 2016 faisait en sorte d’accroître de beaucoup l’achalandage aux abords du Centre culturel ce qui profitait à notre visibilité. Cette même visibilité nous manque cruellement de nos jours.

«Au 280, on est vraiment à l’extérieur du village. Il y a beaucoup de gens qui ne savaient pas où était situé le Centre culturel, ce n’est pas un endroit accessible non plus. Avant, avec le Centre de santé, ça nous amenait beaucoup de trafic, beaucoup de gens qui venaient nous voir, on avait une galerie d’art et tout. Depuis le départ du Centre de santé, le trafic, l’achalandage, était beaucoup moindre. Les gens ont juste arrêté de venir donc on a arrêté de faire des expositions, des choses comme ça.»

Madame Sabourin souligne qu’avec deux des trois étages demeurés vacants pendant les cinq dernières années, l’édifice était devenu un fardeau fiscal pour l’organisme. Depuis le début de la seconde vague de la pandémie de COVID-19, les chances de louer ces espaces vacants étaient pratiquement nulles. Cette situation a donc ramené à l’avant-plan l’option de la vente de l’immeuble!

Le Centre culturel entend donc y occuper un petit espace ne comprenant que deux bureaux puisque seule Madame Sabourin y sera présente pour voir aux affaires courantes de l’organisme. Elle s’affairera à ses activités normales comme la vente de billets de spectacles, surtout que maintenant la région du Bureau de santé de l’Est de l’Ontario (BSEO) est retournée en catégorie «orange-restreindre» depuis le 16 février dernier. La population pourra donc se présenter au nouveau local de l’organisme pour acheter des billets de spectacles ou se les procurer en ligne (via le lepointdevente.com) accessible sous le descriptif de chacun des spectacles affichés à sa programmation.

Un nouveau souffle, de nouveaux horizons

Madame Sabourin précise qu’elle n’est pas pour l’instant en mesure de donner davantage d’information, ni sur la programmation régulière qui reprendra prochainement, ni d’ailleurs sur les multiples projets qu’elle envisage pouvoir entreprendre une fois la pandémie du coronavirus derrière nous.

Elle souhaite reprendre éventuellement une panoplie d’activités régulières et surtout «remettre une vie culturelle dans le Centre culturel». Cet objectif est bien sûr conditionnel à ce que l’organisme puisse s’installer rapidement et de manière définitive dans ses propres murs.

Elle rajoute : «On a des grands plans qui s’en viennent, beaucoup de changements. On a bien hâte de ça puis on espère que la pandémie va être en faveur de nos changements justement. On a pris ça comme une opportunité la COVID et non comme un obstacle.»

La directrice générale voudrait bien dénicher un espace qui répondra à tous ses critères de recherche. Elle cherche un emplacement qui assurera une pérennité pour le Centre culturel. Comme critères de recherche, elle cite notamment une visibilité accrue et une meilleure accessibilité pour ses membres. Elle veut que l’organisme se démarque et brille davantage aux yeux de la communauté, qu’il la desserve et qu’il lui permette de reprendre une vie culturelle enrichissante avec des expositions d’art présentées à l’intérieur d’un environnement physique qui soit à la hauteur de ses humbles aspirations.

«On a de beaux projets qui s’en viennent dans un avenir quand même rapproché. Je ne peux pas me prononcer encore sur ces projets-là. Ça s’en vient, c’est juste qu’on n’est pas prêt non plus à sortir encore dans les médias avec cette information-là. On est encore en train de faire beaucoup de travail pour réaliser les projets qu’on veut faire. On veut s’assurer justement d’avoir la bonne information quand ça va être le temps de l’annoncer.»

Par ailleurs, tout récemment, le Centre culturel Les trois p’tits points a reçu une subvention de 115 800 $ du programme des langues officielles de Patrimoine canadien. L’annonce en a été faite le 10 février dernier par le député de Glengarry-Prescott-Russell, M. Francis Drouin. Cette somme, une fois répartie sur les trois prochaines années, servira au fonctionnement du Centre culturel.

Soulignons que l’été dernier, le Centre culturel avait reçu une subvention de 20 000 $ du Fonds de secours pour les organismes francophones sans but lucratif suite à la COVID-19. Il s’agit d’une initiative lancée conjointement par l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et le gouvernement de l’Ontario dans le but de palier aux coûts uniques associés aux conséquences économiques qu’impose malheureusement la pandémie.

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